Confinement non respecté : les contrôles s'intensifient et les sanctions pénales aussi

Vous êtes encore trop nombreux à adopter un comportement désinvolte avec les exigences du confinement, trop nombreux aussi à vous croire au dessus des lois. Il ne faut s'attendre dorénavant à aucune indulgence.

Contrôle des attestations sur un boulevard de Rouen par des policiers le 17 mars 2020
Contrôle des attestations sur un boulevard de Rouen par des policiers le 17 mars 2020 © Bruno Belamri / France Télévisions (image extraite d'une vidéo)

"Ce n'est pas parce que je sors cinq minutes que ça va changer quelque chose..."
"On peut bien boire un apéro entre copains en forêt si on reste à un mètre les uns des autres !!"
"Je vais juste récupérer un ordi chez un copain !!" 

Ils sont nombreux ceux qui justifient avec plus ou moins de mauvaise foi, de ne pas respecter le confinement à la lettre. 
Il y a les provocateurs, ceux qui feignent d'avoir mal compris, ceux qui n'ont vraiment pas compris et ceux qui se croient au dessus des lois.
Il y a aussi les "invincibles" qui s'imaginent plus malins que les autres et se plaisent à défier le destin.
Pour les uns et les autres, ce sera la même punition pour une même infraction.
Le gouvernement a décidé de durcir encore les sanctions. De 135 euros la première sanction, on est passé ces jours ci à 200 euros en cas de récidive.

- 135 euros en cas de déplacement injustifié et 1500 euros en cas de récidive dans les 15 jours.
- l'amende de 135 euros peut être majorée à 450 euros en cas de paiement hors délai
- en cas de récidive, l'amende de 135 euros passe à 200 euros, et 450 hors délai
- après trois violations en 30 jours, on passe à un délit de 6 mois d'emprisonnement et 3750 euros d'amende


Le 3 avril dernier, un homme a été condamné à Rouen en comparution immédiate à deux mois de prison avec sursis pour huit violations de confinement et rébellion.

Dans l'Eure, c'est un jeune homme de Pont-Audemer qui a été condamné à deux mois d'emprisonnement ferme après avoir totalisé huit infractions depuis le 16 mars.
L'homme était également poursuivi pour outrages lors de ses nombreuses interpellations.
Il a été incarcéré à la maison d'arrêt d'Evreux.
 

Une hausse des contraventions dans l'Eure

La Procureure de la république d'Evreux Dominique Puechmaille nous a informé qu'elle constatait une hausse des contraventions et délits dans l'Eure alors que les sommes sont tout de même dissuasives.
     
      - 1500 contrôles sont effectués chaque jour dans l'Eure
      - Entre le 16 mars et le 2 avril, 3594 infractions ont été relevées dans ce département, contre 5000 pour les trois départements bas normands !

Il semblerait que l'on s'achemine aussi vers une possible suspension de permis de conduire pour trois ans pour les plus récalcitrants.
100 000 policiers et gendarmes ont été déployés en France depuis le début du confinement, le 17 mars dernier.
Un confinement pas assez respecté et que de nombreuses villes s'apprêtent à durcir ces jours ci.




 
Quelles sorties sont autorisées pendant le confinement ?
-trajet domicile travail
-déplacement professionnel impossible à reporter
-déplacement pour achat de premières nécessités dans des établissements dont l'ouverture est autorisée pendant le confinement
-sortie pour motif de santé (rdv chez le médecin, se rendre aux urgences d'un hôpital)
-déplacement pour motif familial impérieux ou venir en aide à des personnes vulnérables
-sortie nécessaire pour la garde des enfants
-déplacement bref pour une activité sportive dans la limite d'une heure par jour dans un rayon maximal d'un kilomètre autour de chez soi
-sortie liée aux animaux de compagnie (une heure maximum)
-participation à des missions d'intérêt général
-convocation au commissariat de police, gendarmerie nationale, ou convocation par la justice
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