Dépistage massif dans la Manche : la traque du variant anglais

Comment expliquer la soudaine flambée de l'épidémie à Avranches à Granville et à Saint-Lô ? L'agence Régionale de Santé (ARS) invite la population à se faire dépister cette semaine. Chaque cas positif fera l'objet d'une analyse approfondie afin de repérer le variant anglais du Coronavirus. 

Dans le gymnase du lycée Littré à Avranches, des rideaux blancs ont été tirés pour aménager des cabines de prélèvement pas trop loin d'un panneau de basket. Quelques volontaires patientent à l'autre bout du terrain. Distanciation garantie. "C'est pour participer à l'effort collectif, Raphaël, un prof bon élève. Positif ou négatif, je ferai partie des gens qui savent".

"Depuis la rentrée de janvier, on a une augmentation du nombre de cas, explique Sébatien Gallois, le proviseur du lycée Littré. On en a eu deux la premère semaine, trois la deuxième semaine et cinq la semaine dernière. Je voulais qu'une image de la situation sanitaire de l'établissement soit réalisée". Dans ce grand lycée qui rassemble 1400 personnes, la liste des volontaires compte 130 élèves et 70 enseignants et membres du personnel.

"Ça va pas être très agréable", prévient l'infirmière en brandissant un écouvillon devant le nez de Raphaël. Le test dit "antigénique" permet de déceler la présence éventuelle du virus en un quart d'heure. Chaque prélèvement repose dans une solution transparente près d'un minuteur. Tic Tac, tic tac...

En ville, dans la vaste salle Victor Hugo, la municipalité d'Avranches a prêté des tentes pour garantir un peu d'intimité lors des prélèvements. Les tests sont gratuits et ouverts à toute la population. Ce n'est pourtant pas la foule. La préfecture espère au moins 200 tests. L'échantillon permettrait déjà de se faire une idée de la vigueur du virus.

Ici, on dépiste les gens. quand ils sont positifs, on fait du tracing en direct. Les personnes porteuses sont invitées à s'isoler pour casser la transmission du virus. L'échantillon est ensuite analysé dans un laboratoire pour vérifier la présence éventuelle d'un variant

Thomas Deroche, directeur de l'Agence Régionale de Santé de Normandie

Ce virus mutant est réputé plus contagieux. Il pourrait peut-être expliquer pourquoi la Manche qui fut longtemps un département épargné est aujourd'hui le plus touché en Normandie, notamment dans les secteurs d'Avranches et de Granville "avec des taux de 400 pour 100 000 qui nous préoccupent".

Dans le gymnase du lycée Littré, la sonnette du minuteur a retenti. Raphaël repart avec un papier sur lequel est écrit "NEGATIF". "Je n'étais pas inquiet. Je n'avais pas trop de doutes vu toutes les précautions que je prends. Mais maintenant, j'ai une certitude".

Où se faire tester ?

  • Saint-Lô (Vendredi 29 et samedi 30 janvier : Salle Salvador Allende, 4 rue Saint-Thomas - de 9h à 16h30) 
  • Avranches (Jeudi 28 et vendredi 29 janvier : salle Victor Hugo, place Carnot - de 9h à 16h30)
  • Granville (Vendredi 29 et samedi 30 janvier: salle du hérel, boulevard des amiraux - de 9h à 16h30)  

 

La campagne de dépistage concerne aussi les établissements scolaires suivants :

  • Le collège Bucaille - Charcot à Cherbourg en Cotentin (lundi 25 et jeudi 28 janvier) 
  • Le collège et les écoles de Tourlaville (vendredi 29 janvier) 
  • Le collège Jacques Prévert à Coutances (lundi 25 janvier) 
  • Le collège et lycée de Mortain (jeudi 28 janvier) 
  • Le lycée Littré à Avranches (jeudi 28 et vendredi 29 janvier) 
  • Le lycée Le Verrier à Saint-Lô (jeudi 28 et vendredi 29 janvier)
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