Les ex-otages libérés au Burkina-Faso sont arrivés en France

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Écrit par Pauline Latrouitte

Le manchois Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, originaire de l'Essonne, ont atterri ce samedi à 18h à l'aéroport de Villacoublay (78). Plus tôt, dans la matinée, au Burkina Faso, ils ont présenté leurs condoléances aux familles des deux militaires tués lors de l'opération de libération.

Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a accueilli les deux ex-otages, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas. Très vite, ils ont rejoint leurs familles, qui les attendaient dans un salon privé, à l'abri des caméras.

On peut lire sur ces images qu'ils remercient le chef de l'Etat. 
 
Arrivée des ex_otages à Villacoublay - P. Picque et L. Lassimouillas


Quarante cinq minutes plus tard, Laurent Lassimouillas a pris la parole pour saluer la mémoire des deux militaires tués lors de leur libération.
 

"Leur sacrifice donne un sens à nos vies (...) certainement aurions-nous dû prendre davantage en compte les recommandations de l'Etat et la complexité de l'Afrique"
 

Prise de parole Laurent Lassimouillas, ex-otage au Bénin


Pensées pour les familles des deux militaires tués

Avant de s'envoler, ils avaient été reçus dans la matinée par le président burkinabè Roch Kaboré. Les premiers mots en public de l'ex-otage Laurent Lassimouillas ont été pour les soldats français tués lors de l'opération de libération: "Toutes nos pensées vont aux familles des soldats et aux soldats qui ont perdu la vie pour nous libérer de cet enfer. On voulait présenter nos condoléances tout de suite", a-t-il dit, visiblement éprouvé.
 

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai pendant un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l'insécurité
en Afrique de l'Ouest mais dans une zone sensible, récemment déconseillée par le ministère des Affaires étrangères français.

Ils ont été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi en même temps qu'une Sud-Coréenne et une Américaine qui étaient captives depuis 28 jours.
  
"On voulait remercier les autorités françaises et celles du Burkina d'avoir participé à notre libération pour que nous soyons loin de tout cet enfer", a poursuivi M. Lassimouillas. 
  


Il a également déclaré avoir "une pensée" pour leur "chauffeur-guide béninois qui a perdu la vie au tout début de notre (leur) enlèvement. Ca a été très difficile aussi". Le corps du guide a été découvert le 4 mai dans le parc national de la Pendjari où ils effectuaient un safari.
  

Hommage national

    Un hommage national sera rendu mardi à Paris aux deux militaires français tués au cours cette intervention "d'une très grande complexité", selon les mots de la ministre des Armées Florence Parly.
    
Membres du commando Hubert, unité d'élite de la Marine française, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello ont été salués comme des "héros" par l'ensemble de la classe politique française.