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Trois enfants décèdent suite au naufrage d'un bateau au large d'Agon-Coutainville

© Maxppp
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Un bateau de loisir s'est retourné lundi après-midi à 800 mètres de la plage de Passous à Agon-Countainville. Trois enfants, âgés de 7, 9 et 13 ans n'ont pas survécu à l'accident.

Par L.A.

Ce lundi 12 août 2019,  une vedette à moteur s'est retournée à environ 800 mètres de la plage de Passous à Agon-Coutainville (50).

Dans un communiqué diffusé ce mardi, le procureur de la République de Coutances explique "qu'il résulte des auditions tant des occupants du bateau que de celles des témoins directs de la scène, qu'à l'occasion d'une manœuvre de retour de la vedette vers la plage, le moteur s'est enrayé et qu'une vague a fait chavirer la vedette, propulsant les adultes dans l'eau et piégeant les enfants à l'intérieur de la cabine."

Le bateau sera expertisé prochainement afin de vérifier son état et sa conformité aux règles de navigation.

Aucune autopsie ne sera réalisée. La cause du décès des trois enfants a été déterminée par le médecin légiste comme étant imputable "à un syndrome asphyxique, compatible avec les constatations réalisées sur place". Autrement dit, les trois victimes sont mortes noyées.
 

Six personnes étaient à bord du bateau : trois adultes et trois enfants. Le couple propriétaire du bateau sont les parents des deux
filles âgées de 9 et 13 ans, selon le parquet. Le troisième enfant, âgé de 7 ans se trouvait à bord en compagnie de sa mère. Ils étaient en vacances à Gouville. L'une des familles réside dans l'Orne, à Argentan.

Tous ont été ramenés sur la plage de Passous où ils ont été pris en charge, en état d'urgence, par les équipes médicales et les pompiers. Les trois enfants étaient en arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des secours et ils n'ont pas pu être réanimés. 

Le président de la station de la SNSM d’Agon-Coutainville, Pascal Dutot a expliqué à nos confrères de Ouest France qu'à l'arrivée des secours, le bateau était à la verticale. La cabine était immergée et les enfants étaient toujours coincés à l'intérieur. "Il a fallu très rapidement briser le plexiglas du pare-brise, très résistant. Nous nous sommes relayés et nous avons utilisé l’ancre du bateau pour le casser. J’ai récupéré la première victime et l’ai transporté sur la plage." Les trois enfants ont été sortis du bateau, inconscients.

Les secours alertés par un témoin

C'est une témoin qui a contacté le CROSS Jobourg vers 15h30. Il était sur la plage quand il a aperçu le bateau avec ses jumelles. Il l'a vu déséquilibré par une vague avant de commencer à couler. 

D'importants moyens ont été dépêchés sur place : une embarcation de l'école de voile a immédiatement rejoint le bateau. Dans le même temps, le CROSS engage l'hélicoptère Dragon de la sécurité civile stationné à Granville (50), ainsi que deux unités de la société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) d' Agon-Coutainville et de Blainville. Le poste de secours de Passous, les pompiers du SDIS 50 et le SAMU 50 interviennent eux-aussi.

"La mer était forte"

Fallait-sortir en mer lundi 12 août ou non ? Les avis divergent. 

"C'était pas un temps à sortir pour moi", estime Pascal Dutot, Président de la Station SNSM d'Agon Countainville, "trop de vagues, trop de vent, par rapport au bateau, un 5 mètres 50 c'était un peu juste". 

Marine Monjardé, porte-parole de la préfecture maritime Manche mer du Nord évoque quant à elle "des conditions climatiques plutôt habituelles pour cette région, pour la Manche" en ce lundi 12 août, jour du naufrage. "Il y avait des vents à 18/20 km/h, quelques rafales qui faisaient monter les vents à une trentaine de km/h. La mer était une mer d'état 3, ce qui signifie des vagues d'à peu-près un mètre"


"C'est un endroit absolument pas dangereux" explique le maire d'Agon Coutainville, Christian Dutertre, "mais les circonstances de mer, nerveuse et avec un vent de 50, 60, 70 km/h demandent une extrême vigilance quand on sort par ce temps-là".


Une cellule d'urgence médico-psychologique ouverte à la mairie

Suite au naufrage, une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) a été mise en place à la mairie d’Agon-Coutainville (2 Rue Louis Périer) afin d’accueillir toute personne témoin du drame ressentant le besoin d’échanger avec des professionnels de santé.

Cette cellule sera également ouverte mercredi 14 août à partir de 14 heures sans rendez-vous, et pourra être reconduite en tant que de besoin, précise la préfecture de la Manche.

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