Après le suicide à l'hôpital de Flers, François Morel exprime sur France Inter ses "sentiments les plus révoltés"

Publié le Mis à jour le
Écrit par CM

Très ému, l'humoriste François Morel, originaire de l'Orne, est revenu ce vendredi matin sur le suicide d'un cadre de santé de l'hôpital de Flers le 22 août dernier. Une chronique empreinte d'une compassion pour la famille du disparu et d'une colère froide à l'égard des autorités de santé.

 "Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'il n'y a vraisemblablement pas de lien entre l'acte et le contexte actuel de l'hôpital", déclarait à une de nos équipes David Trouchaud, le directeur de l'hôpital de Flers. Quelques jours plus tôt, un cadre de santé avait mis fin à ses jours dans l'enceinte même de l'établissement. Ce jeudi, 200 personnes se sont rassemblées pour une marche silencieuse dans les rues de la ville. "Il était en souffrance dans son travail, il y a une maltraitance institutionnelle dans cet hôpital, il a été poussé à bout et c'est ce qui l'a conduit à commettre l'irréparable", nous a alors confié le beau-père du disparu.

 Ce drame était au coeur de la chronique de François Morel, originaire de l'Orne, ce vendredi sur l'antenne de nos confrères de France Inter. La phrase prononcée par le directeur de l'hôpital n'a pas manqué d'interpeller l'humoriste qui, ce matin, n'avait pas envie de rire. "La phrase est curieuse parce que si une chose est certaine, ce n'est plus le moment d'évoquer sa vraisemblance. Si je suis si certain d'une chose, je suis au-delà de l'idée d'évoquer sa simple probabilité." Après avoir démontré l'absurdité de cette formulation, François Morel livre une charge contre la politique de santé en France.

 

"Même chez un monsieur qui a pour ordre de suivre les directives de l'Agence régionale de santé (ARS) de faire des économies sur tout, en supprimant des lits dans les services, en ne remplaçant pas le personnel manquant, il existe quand même, au fond de son esprit, qui pourrait s'apparenter à une conscience, l'ombre d'un doute qui l'empêche de dire que ce suicide (...) n'a rien à voir avec la politique de santé en France", estime François Morel, en s'appuyant sur cette fameuse déclaration.







 

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