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En Normandie, un appel à la solidarité pour les animaux handicapés de Suzi Handicap Animal

© Nicolas Corbard
© Nicolas Corbard

L’association Suzi Handicap Animal vient en aide aux animaux handicapés abandonnés. Mais les soins vétérinaires coûtent chers. Le refuge accuse plus de 60 000 euros de dettes. Un appel aux dons est lancé.

Par Nicolas Corbard

Il faut le voir pour le croire. Au cœur de la campagne ornaise, dans le petit village de Montreuil-au-Houlme, il existe un petit paradis pour les animaux qui n’ont pas été épargnés par la vie.

Ici, on trouve un cheval avec une prothèse, une chèvre avec des problèmes respiratoires, un mouton paralysé, une vache épileptique, un chat aveugle abandonné en Tunisie, ou encore un chien venu de Tchernobyl né avec une patte sur le dos et le cœur à droite.

Un sacré bestiaire, qui peut parfois rebuter au premier regard, mais très vite on s’aperçoit que tous ces animaux ont une chose en commun : ils sont heureux.

Animaux abandonnés et maltraités


Un bonheur retrouvé grâce à Stéphanie Lisicki qui a fondé l’association Suzi Handicap Animal il y a 5 ans. Elle-même était une enfant malade et c’est sa jument Suzi, elle aussi souffrante, qui lui a permis de guérir.

Alors depuis, elle rend la pareille. Aux quelques 130 animaux qui entourent sa maison et dont elle s’occupe 24h sur 24 avec Sonia et quelques bénévoles.

« Ce sont des animaux qui ont été abandonnés par des cliniques vétérinaires, des particuliers ou des fermes qui ne savent pas quoi faire de ces animaux handicapés »
 

© NC
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Une seconde vie pour les animaux grièvement blessés ou handicapés


Dans ce joyeux capharnaüm, on est frappé d’abord par la présence de nombreux chiens à roulettes, soutenus par des petits fauteuils adaptés qui leur permettent de retrouver de la mobilité.

Chacun à une histoire, comme celui-ci, recueilli il y a un mois. Ce chien tétraplégique vivait enfermé dans un garage depuis 7 ans. Aujourd’hui, il découvre le monde extérieur et retrouve sa liberté de mouvement. Une seconde vie.
 
© Nicolas Corbard
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Une seconde vie qui a aussi un coût. Les couches pour les animaux incontinents s’amoncellent, tout comme les médicaments.


« Ce sont des loulous qui ne sont pas adoptables, il faut pouvoir assurer les soins tout au long de leur vie. »


Résultat : 15 000 euros de frais vétérinaires par mois et aujourd’hui plus de 60 000 euros de dettes. Avec la réforme de l’ISF, la fin de la défiscalisation et le prélèvement à la source les gros dons ont immédiatement chuté, explique Stéphanie Lisicki :

 Il nous faudrait plus de financements et surtout un parrain ou une marraine pour représenter le refuge. Cela permettrait d’ouvrir les esprits et d’expliquer ce qu’est le handicap animal. 

L’association a contacté le rappeur Soprano et espère qu’il acceptera de la parrainer. Bien sûr tous les dons sont les bienvenus, financiers et matériels.
Reportage N Corbard et D Migniau
Les intervenants: Stéphanie Lisicki, présidente de l'association Suzi Handicap Animal / Sonia Daigremont, salariée de l'association Suzi Handicap Animal

Pour contacter l'association et faire un don:

 https://www.facebook.com/associationsuzihandicapanimal/ 

L'association a lancé une cagnotte, à retrouver en cliquant ICI

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