Vison et Covid-19 : un nouvel élevage testé ce lundi dans l'Orne

La présence du virus a été identifié dans un élevage de visons en Eure-et-Loir. L'abattage d'un millier d'animaux a été ordonné par le ministère de l'agriculture. L'espèce serait la seule à transmettre la covid à l'homme. Des analyses sont en cours à la Chapelle d'Andaines.
On recense quatre élevages de visons en France dont un dans l'Orne
On recense quatre élevages de visons en France dont un dans l'Orne
Les personnes chargées de procéder aux analyses, vêtues de charlottes et blouses blanches, sont arrivées au petit jour ce lundi 23 novembre à la Chapelle d'Andaine. C'est dans cette commune du département de l'Orne que se trouve l'un des quatre élevages de visons en France.
Vison et Covid-19 : un nouvel élevage testé ce lundi dans l'Orne

L'animal est dans le viseur des autorités sanitaires depuis le début du mois de novembre. Des contaminations à la covid-19, ou du moins une mutation de ce virus, ont été identifiés dans des élevages de plusieur pays d'Europe, à commencer par le Danemark, le premier producteur de fourrure de visons, où le gouvernement a ordonné l'abattage de tout le cheptel du pays, 17 millions d'animaux. Comme le rapportent nos confrères du Monde, cette décision a provoqué une crise politique

En France, des premiers cas ont été identifiés dans un élevage de l'Eure et Loir, un élevage épinglé jadis par des associations de protection des animaux. Le ministre de l'agriculture a ordonné ce dimanche l'abattage de la totalité des animaux de ce site, soit un millier de visons. Des analyses menées sur l'un des trois autres élevages français n'ont pas révélé la présence du virus. Ce lundi matin, c'est dans l'Orne que des tests sont effectués.
 
Le propriétaire de l'élevage normand n'a pas souhaité s'exprimer ce lundi 23 novembre. Le 6 novembre dernier, il nous avait fait part de son inquiétude quant aux suspicions sur le vison. Alain Desvaux estimait que les autorités sanitaires devraient s'intéresser au furet, cousin du vison et présent dans plusieurs foyers comme animal domestique.
  Dans son dernier avis, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) estime qu'il n'y "pas de rôle épidémiologique des animaux sauvages et domestiques dans le maintien et la propagation du virus en France".  Mais elle indique également que le vison  est la seule espèce connue à ce jour à l'origine de contamination inter-espèces, en l'occurrence vers l'Homme et le chat. "L’Agence souligne que la survenue de ces évènements de transmission depuis les visons infectés vers l’Homme est vraisemblablement à relier au contexte de forte pression virale due à une densité élevée de la population animale au sein de ces élevages.", indique l'ANSES sur son site internet.
  Ce sont les Néerlandais qui ont donné l'alerte en avril dernier. Le gouvernement a annoncé ce dimanche que des mesures de surveillance et de sécurité renforcées (masques, lavage des mains, etc.) avaient été mises en place dans ces élevages au mois de mai. Des analyses ont ensuite été réalisées mi-novembre dans le cadre d'un programme dédié conduit par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui ont mis le doigt sur le cas d'Eure et Loir.


Le 24 novembre, la Préfecture de l'Orne a fait savoir les résultats étaient négatifs pour l'élevage de l'Orne. 
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