Cet article date de plus de 5 ans

Hervé Morin inquiet pour l'implantation des usines d'éoliennes au Havre

Le président de la région Normandie a déclaré qu'il n'était pas complètement "rassuré". Il attend toujours une réponse précise sur la création d'usines au Havre. De récents rapprochements économiques entre sociétés européennes pourraient changer les projets

Areva, qui a promis en 2014 la construction de cinq usines d'éolienne offshore au Havre et la création de 750 emplois, a annoncé vendredi que le groupe allait vendre ses activités dans l'éolien en mer.

Déjà, en 2015, Areva avait fusionné ces activités avec celles de l'Espagnol Gamesa pour créer Adwen. Et vendredi, Gamesa a annoncé la fusion de ses turbines éoliennes avec celles de l'allemand Siemens.

Le groupe français va soit vendre à l'espagnol sa part de 50% dans Adwen, soit chercher un autre investisseur prêt à racheter la totalité d'Adwen.
Si "Gamesa et Siemens venaient à détenir 100% d'Adwen, (...) ils honoreraient tous les engagements d'Adwen", dans l'éolien offshore français, a assuré vendredi un porte-parole de Siemens.

"Ce qui ne me rassure pas complètement, c'est que quand j'en discute avec (le ministre de l'Economie Emmanuel) Macron ou avec le collaborateur (du Premier ministre Manuel) Valls, je n'ai jamais de réponse précise. Donc je suis très vigilant", a déclaré Hervé Morin lors d'un point de presse.

"Je vois le patron de Siemens la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

"Si les capacités industrielles de Siemens sont suffisantes pour ne pas avoir à construire d'usine en Normandie, en France, ce serait un échec complet du gouvernement", a martelé le député.

M. Morin craint que la France n'apparaisse "comme un pays sous développé où l'industrie allemande nous fournirait du matériel qu'il n'y aurait plus qu'à monter au large de nos côtes, sans retombées industrielles (pour la région). Ce ne serait pas acceptable".

Des champs éoliens sont annoncés, pour la Normandie, au large de Courseulles (Calvados), Fécamp, puis du Tréport (Seine-maritime).

"La France n'a pas vocation à servir de débouché à l'industrie allemande", a poursuivi l'ancien ministre de la Défense.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement société