Abandon de la fusion Renault-Fiat : les salariés normands de Renault réagissent

Fiat Chrysler n'attendra le vote du conseil d'admnnistration du groupe Renault. Ce report du vote demandé par le ministère de l'Économie n'a pas été du goût du constructeur automobile Italien qui a décidé de retirer son offre de fusion avec Renault-Nissan.
© France 3 Normandie
Renault ne se mariera pas avec fiat en tout cas pas pour le moment.  Dans la nuit du 5 au 6 juin 2019, le constructeur Italo-Américain a annoncé son retrait de ce projet de fusion. Il dénonce la décision du conseil d'administration de Renault de reporter le vote à la semaine prochaine. En réalité, c'est le gouvernement français qui porte la responsabilité de ce report. 

A Sandouville, près du Havre, le syndicat Force Ouvrière regrette cette décision et s'inquiète pour l'avenir du site. 
 

Nous ne sommes pas rassurés par ce qui a été annoncé. C'était l'occasion pour nous à Sandouville de profiter de cette fusion avec Fiat pour profiter de plus de production et peut-être plus d'emplois. - Fabien Gloagen, délégué syndical FO Renault Sandouville

L'année dernière l'usine de Sandouville a produit 126.000 véhicules utilitaires dont 25.000 à destination de Fiat, soit près de 20% de la production. Le contrat passé en 2014 avec le constructeur automobile italien s'achève en novembre prochain. La CGT du groupe Renault était de son côté contre le projet de fusion entre les deux géants automobiles.

D'abord, on devrait redéfinir la stratégie industrielle de Renault en France. Ce qui ne s'oppose pas à des coopérations avec d'autres constructeurs. Une condition que chacun garde ses moyens. - Fabien Gâche délégué syndical central CGT groupe Renault

VIDÉO : reportage à Sandouville (76)
 
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