Crise agricole : Nicolas Mayer-Rossignol, président de Région, visite une exploitation laitière

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Écrit par Marianne Skorpis avec AFP

Nicolas Mayer-Rossignol a visité une exploitation laitière à Gouchaupré (Seine-Maritime). Au cours de cette visite, prévue avant les manifestations d'éleveurs de la semaine précédente, le président de la Haute-Normandie n'a annoncé aucune nouvelle aide aux agriculteurs.

Le président PS de la région Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, a visité ce lundi 27 juillet 2015 l’exploitation laitière des Hauts Traits à Gouchaupré (Seine-Maritime). Il était accompagné de représentants de la FNSEA de Seine-Maritime, des JA (Jeunes agriculteurs) de Haute-Normandie et d’agriculteurs venus individuellement. Cette visite s'inscrit en pleine crise agricole, quelques jours après des manifestations d'éleveurs à travers toute la France. Elle était pourtant prévue de longue date.

Nicolas Mayer-Rossignol a promis une aide à la modernisation des bâtiments d'élevage de 4 millions d'euros, qui n'est en fait qu'une avance sur des fonds européens en retard. Lors du recensement agricole de 2010, la production de lait représentait 2 500 emplois, soit plus de 16% des emplois de l’agriculture haut-normande. L’élevage laitier est à l'origine de 13% de la production agricole de la région.

 

VIDEO : Regardez le reportage de Marie du Mesnil-Adelée et Laurent Lagneau avec les interviews de :

  • Franck Grémont, producteur de lait
  • Nicolas Mayer-Rossignol, président de la région Haute-Normandie
  • Arnold Puech d'Alissac, président de la FNSEA 76

Un accord insuffisant au niveau national

Les producteurs de lait se sont mis d’accord le 24 juillet avec les industriels et les distributeurs sur une hausse du prix de vente de 4 centimes par litre de lait. Mais cette augmentation ne concerne pas l’ensemble des débouchés des producteurs de lait et elle n’est pas suffisante aux yeux des éleveurs.

Après une embellie en 2014, les prix du lait ont recommencé à baisser depuis décembre, touchés par la fin des quotas européens en avril, après 30 ans de régulation, ainsi que par l'embargo russe sur les produits agroalimentaires. En parallèle, la demande chinoise, en pleine croissance depuis 2010, s'est brusquement réduite de moitié. La France réclame un soutien de Bruxelles aux producteurs et une revalorisation du prix d'intervention du lait. Le gouvernement a obtenu la convocation d'un conseil européen des ministres de l'Agriculture le 7 septembre.