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Des dizaines de dessins de presse sur l'abbé Pierre exposés au centre d'Esteville et au club de la presse

Une exposition organisée au centre Emmaüs d'Esteville et au club de la presse de la Haute-Normandie permet de suivre le parcours de l'abbé Pierre à travers le regard de dessinateurs de presse. Elle a lieu du 1er septembre au 31 octobre 2015.
Son nom d’état civil, Henri Grouès, est peu connu. Pour tous, il est l’abbé Pierre. Un homme devenu une icône sur toutes les images et les dessins le représentant avec son éternelle barbe, son béret, sa cape et sa soutane. Le centre abbé Pierre-Emmaüs d'Esteville et le club de la presse de la Haute-Normandie organisent du 1er septembre au 31 octobre 2015 une exposition une exposition de caricatures et de dessins de presse consacrée au fondateur d'Emmaüs, décédé en 2007 à l'âge de 94 ans.

Une figure très populaire

Cet ancien résistant pendant la Seconde Guerre mondiale – où il gagne son surnom d’ « abbé Pierre », qu’il conservera toute sa vie – fut un temps député de Meurthe-et-Moselle, de 1945 à 1951. Il s’est consacré le reste de sa vie corps et âme aux plus démunis. Une œuvre débutée en 1949, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), où il rencontrera le premier compagnon d’Emmaüs : Georges, un ancien bagnard qui a tenté de mettre fin à ses jours.

Cinq ans plus tard, alors qu’une communauté de miséreux, de marginaux et de personnes en rupture de ban s’est rassemblée autour de l’abbé Pierre, ce dernier fait une entrée fracassante dans le monde des médias. C’est l’appel de l’hiver 1954 : « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit, à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol… ».

Une méfiance de la célébrité

La « voix des sans voix » fera des interventions médiatiques ponctuelles et réfléchies et affirmera son dégoût de la célébrité : « La célébrité, c’est humiliant », déclare-t-il au Journal du dimanche en 1989. Son combat pour le droit au logement est populaire, reconnu d’utilité publique, et en même temps paradoxal : il mettra des années avant d’être réellement pris en compte par l’Etat et transcris dans des lois.

Les caricaturistes et dessinateurs de presse internationaux sélectionnés dans l’exposition sont l’écho de cette trajectoire : ils louent majoritairement son engagement, le représentent comme pugnace voire bagarreur (« Qu’est-ce qu’il raconte ? Il dit que Dieu nous cassera la gueule ! »).

VIDEO : le reportage de Sylvie Callier et Laurent Lagneau avec l'interview de :



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