À Mers-les-Bains, l'usine Verescence prévoit le licenciement de 65 salariés

La crise sanitaire touche également le leader mondial du flaconnage en verre qui prévoit la suppression de 70 postes, contre vingt créations de postes seulement. Ces emplois concernent en majorité le site de Mers-les-bains. Pour les représentants syndicaux, une alternative est possible. 
 
Sur la vente d'un flacon de 100€, l'usine de flaconnage ne perçoit que 3 €, selon le rapport Jumel. Selon les syndicat, une augmentation de 0,02 € sur chaque flacon éviterait le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
Sur la vente d'un flacon de 100€, l'usine de flaconnage ne perçoit que 3 €, selon le rapport Jumel. Selon les syndicat, une augmentation de 0,02 € sur chaque flacon éviterait le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). © France 3 Normandie.
La crise du Coronavirus n'épargne pas les entreprises du luxe. L'usine Verescence de Mers-les-Bains (Somme), spécialisée dans le flaconnage en verre pour l’univers de la parfumerie et de la cosmétique, est en grande difficulté.

Le marché du flaconnage de luxe aurait chuté de plus de 30% en 2020."

La direction de l'usine Verescence, à Mers-les-Bains 

Cinquante postes supprimés

Pour réaliser une économie de 3,4 millions d'euros, l'entreprise prévoit un plan social avec la suppression de 70 postes, dont 65 à Mers-les-Bains, contre la création de vingt postes. Verescence comptabiliserait donc une suppression de cinquante postes.

Reportage de Batiste Galmiche, Olivier Flavien et Carole Lebret : 
Plan social attendu chez Verescence

La solution : + 0,02 €

Les syndicats se mobilisent. Ils adressent une lettre au gouvernement, co-signée par le député communiste de Seine-Maritime, Sébastient Jumel.
Ils appellent les grands groupes de luxe au "patriotisme industriel".

Selon le député : "Les groupes français du luxe pourraient rapatrier 200 000 € de commandes passées à l'étranger pour conforter nos entreprises et éviter les plans sociaux et les accords de performance économique inacceptables pour les salariés."
 En 2017, le rapport parlementaire Jumel présentait à l'Assemblée Nationale le ratio que perçoit l'industrie du flaconnage sur la vente de chaque flacon. Sur un flacon de 100 €, seuls 3 € sont perçus par l'industrie du flaconnage.

L'idée serait donc d'augmenter légèrement le prix de vente de chaque flacon.

On fabrique 200 millions de flacons dans l'entreprise. Avec une augmentation de deux centimes d'euros par flacon, on couvrirait l'économie de 3,4 millions d'euros prévue par le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)."

Ludovic Krzyworzeka, représentant CGT de Verescence.

Les salariés et les dirigeants de l'entreprises sont en pourparlers. Une décision devrait être prise d'ici le début du mois de janvier.

 
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