Gonfreville L'Orcher : une soixantaine de postes supprimés chez Chevron Oronite

Nouveau coup dur pour le bassin industriel de l'est havrais : Chevron Oronite s'apprête à supprimer 78 postes en France, dont une soixantaine sur son site de Gonfreville. Un plan de transformation pour la direction, un plan de dégraissage pour les syndicats.
© France 3 Baie de Seine
A l'usine Chevron Oronite de Gonfreville-l'Orcher, les salariés ont appris la nouvelle des 78 postes supprimés avec inquiétude.
Chevron Oronite est une filiale de la société américaine Chevron Corporation.
L'usine de Gonfreville fabrique et commercialise des produits chimiques ainsi que des lubrifiants et des additifs pour carburants.

Environ 30% de l’effectif d’Oronite est basé en France, dans l’usine de production et le centre technologique de Gonfreville-l’Orcher, ainsi qu'au siège social régional de Rueil-Malmaison.
Une soixantaine des postes supprimés concerneraient le site de Gonfreville, le reste le siège social de Rueil.
 
78 postes supprimés chez Chevron Aronite ©France 3 Normandie


La direction affirme qu'il s'agit d'un plan de transformation de l'entreprise, malmenée par la crise pétrolière. Chevron Oronite doit réduire de 10% ses coûts de production pour se rétablir. Ce plan sera déployé sur une période de 1 à 3 ans, et la direction se veut rassurante sur sa mise en oeuvre.

Il n'y aura pas de licenciements. On va profiter des départs naturels ou volontaires pour procéder à cette transformation. Ce plan, ce sont des nouveaux métiers, des nouvelles compétences qu'il va falloir développer et aller chercher à l'extérieur

Philippe Lesage, directeur adjoint de Chevron Oronite

Du côté des syndicats, ce plan est perçu comme un plan de dégraissage des effectifs.

A mesure qu'ils nous présentent leur projet, on voit bien que la charge de travail va incomber aux salariés qui vont rester, il est là le problème. Cette réorganisation pour nous, ça correspond à de la polyvalence pour tout le monde, et à une surcharge de travail. Ni plus ni moins. 

Laurent Spain, délégué syndical CGT de Chevron Oronite

Les syndicats de l'entreprise ont demandé une expertise sur la légitimité de ce plan.
Les discussions doivent se poursuivre jusqu'au 17 décembre prochain.


 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
industrie économie emploi