Haropa s'inscrit dans le développement durable

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Écrit par Danilo Commodi et M.L

A l'occasion de la semaine européenne du développement durable, HAROPA a présenté un programme d'investissement pour installer des bornes électriques sur les quais. Il s'agit d'éviter aux bateaux de faire tourner leur groupe électrogène pendant l'escale, et de polluer inutilement. 
 

Jusqu'à présent, on ne comptait que dix bornes électriques entre le port du Havre et Paris. C'est peu, compte tenu du trafic sur les fleuves de la Seine et de l'Oise !
Pour l'instant ce sont les mariniers qui profitent de ces bornes, et s'y branchent au moment d'une escale.
Ce qui évite de faire tourner les groupes électrogènes à quai, et donc d'émettre du Co2.
Pour les bateliers comme Joe Barbiaux, ces bornes sont une véritable nécessité, d'autant que les français ont pris beaucoup de retard dans leurs installations par rapport à leurs voisins.

Au Pays-Bas, ils sont équipés partout! Là-bas on fait jamais tourné les groupes, à part en navigation. Il y a des bornes électriques partout, ça n'a rien à voir avec chez nous !

Joe Barbiaux, marinier

Haropa investit 9 millions d'euros

Pour l'instant seules les péniches profitent de ces bornes. Pour les gros bateaux ou les paquebots de croisière, la route est encore longue. 
La pose de borne pour les paquebots de croisière est prioritaire, mais les études n'ont pas encore débuté.
Haropa  (les ports du Havre, Rouen et Paris) prévoit d'installer 78 nouvelles bornes le long de la Seine et de l'Oise soit un investissement de 9 millions d'euros.

C'est un des projets qu'on va développer à échéance de 2 ou 3 ans, en réponse à la reprise de la filière croisière à laquelle on croit beaucoup dans les prochains mois

Kris Danaradjou, directeur adjoint port du Havre

 
Le zéro carbone n'est pas encore à l'ordre du jour dans les ports. Les bateaux expérimentaux électriques ou à hydrogène restent pour l'instant à l'état de prototype.
On a longtemps imaginé que la conversion au gaz était la solution miracle contre les émissions de gaz à effets de serre, mais cette énergie tarde à se développer.

"Il y a quelques années, on parlait tous de gaz, de GNL, de GNV... Aujourd'hui on considère que c'est une énergie de transition qui apporte un certain nombre de réponses mais pas toutes les réponses en terme d'émissions de gaz à effets de serre. Je reste convaincu que l'hydrogène peut se développer très rapidement si on s'en donne les moyens" poursuit Kris Danaradjou, directeur adjoint du port du Havre.
 


En attendant de vraies solutions pérennes, la généralisation de la filtration de fumées par des scrubbers - absorbeurs-neutraliseurs qui neutralisent les particules ou gaz toxiques ou corrosifs- est donc indispensable pour réduire la pollution sur le port.