Le Havre : des salariés d'une supérette en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et des faits de harcèlement moral et sexuel

Une dizaine de salariés de la superette U Express des Halles Centrales au Havre, se sont mis en grève ce vendredi 2 décembre pour dénoncer de mauvaises conditions de travail qui mettraient en péril leur sécurité. Certains accusent aussi une partie de l'encadrement de faits de harcèlement moral et sexuel.

Ils sont une petite dizaine de salariés à l'extérieur du magasin soutenus par des syndicalistes de Force Ouvrière, bien décidés à se faire entendre de leur direction. Des années disent-ils qu'ils subissent de la part d'un manager brimades et harcèlement moral et sexuel. Juliana est une toute jeune femme qui s'est longtemps tue, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus. "Tout le monde dans l'entreprise est au courant de ce qu'il fait, et pas qu'à moi. Tout ce qui est sexuel, ça fait à peu près deux, trois ans. Là j'ai eu le déclic parce que c'était du toucher et avant c'était que des paroles", dénonce courageusement la salariée.

Les faits sont graves et ont été révélés par un autre employé, en vain. Le salarié a été licencié pour insubordination, après avoir également dénoncé des conditions de travail déplorables. "La réserve est bouchée, la sortie de secours est bloquée, les lances à incendie ne sont pas accessibles parce qu'il y a le plein de marchandises devant...c'est un tout en fait" déplore Nicolas Maridort, salarié licencié, "les gens en ont ras le bol et l'équipe commence à péter les plombs".

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Grève des salariés de U express des halles Centrales du Havre ©France3 Baie de Seine

Des conditions de travail si mauvaises qu'elles mettraient en péril la santé des salariés et des clients selon le syndicat Force Ouvrière. "On a déjà alerté l'inspection du travail qui s'est déplacée sur le terrain, on pourrait aussi alerter la répression des fraudes ou les services de l'hygiène qui sont habilités à venir voir l'état déplorable du magasin à l'intérieur. Donc aujourd'hui, on serait capable d'aller jusqu'au pénal s'il le fallait" explique Matthieu Prevost, le secrétaire général de l'Union Locale Force Ouvrière.

La direction s'est engagée auprès des salariés à mener une enquête, et à prendre les mesures nécessaires le cas échéant. Mais n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

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