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Panique dans un cinéma de Rouen

Les spectateurs venus voir "Babysitting 2" ont quitté la salle en courant, terrifiés par les menaces de mort d'un homme faisant l'apologie du terrorisme
- Archives : L'une des salles du Pathé Docks de Rouen le 16 décembre 2015
- Archives : L'une des salles du Pathé Docks de Rouen le 16 décembre 2015 © France 3

"Dieu est dans ma tête"

Plus de 180 personnes sont confortablement installées dans les fauteuils d'une des salles du cinéma Pathé du centre commercial des Docks, près de quais de Seine à Rouen. C'est dimanche (20 décembre), il est 16h30, et le film commence.
"Babysitting 2"
 est une plaisante comédie avec Christian Clavier, Jérôme Commandeur, Tarek Boudali et Alice David. Mais à peine les personnages campés et l'action située, voilà qu'un homme se lève et se met à crier à plusieurs reprises "Allahou Akbar". Ce qui en langue arabe veut dire "Dieu est le plus grand".

Chut ! Silence ! L'homme ne se calme pas. Au contraire il s'agite et crie de plus belle.  Cette fois il s'agit clairement d'apologie du terrorisme : "On les a tous eus !" , "Ils méritent que ça !" . Des spectateurs commencent à se lever et à se diriger rapidement vers les sorties.
L'homme crie plus fort : "Vous allez tous mourir !" , "Dieu est dans ma tête !".
En entendant ces menaces de mort, tout le monde quitte la salle en courant et dévale les escaliers en direction du centre commercial, ouvert ce dimanche d'avant Noël. A l'étage inférieur, les vigiles vont habilement canaliser la foule qui court et réussir à intercepter, au milieu des spectateurs paniqués, l'homme suspect.

La police va arriver très vite et interpeller celui qui est retenu par les agents de sécurité. Il s'agit d'un habitant de Canteleu (Seine-Maritime) âgé de 33 ans.  Dans un premier temps il est très calme et dit aux policiers qu'il n'aurait pas du agir de la sorte ; qu'il ne s'explique pas son acte. Mais rapidement, voyant qu'il va être emmené à l'hôtel de police, il s'énerve, se rebelle et tente de donner des coups.

Maîtrisé, il est placé en garde à vue, puis finalement (vu son état) conduit à l'hôpital psychiatrique de Saint-Etienne du Rouvray. Ce n'est qu'à sa sortie, qu'il pourra à nouveau être interpellé pour s'expliquer sur son apologie d'actes de terrorisme.
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