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La façade s'écroule pendant des travaux dans un commerce près de Rouen

Ce qui reste de l'immeuble éventré avenue Jean Jaurès à Petit Quevilly le 3 juillet 2019 à 11h30 / © Photo : Richard PLUMET / France 3 Normandie
Ce qui reste de l'immeuble éventré avenue Jean Jaurès à Petit Quevilly le 3 juillet 2019 à 11h30 / © Photo : Richard PLUMET / France 3 Normandie

Spectaculaire effondrement dans un immeuble de Petit-Quevilly (Seine-Maritime)
 

Par Richard Plumet

"Je ne vois pourquoi les pompiers et les policiers veulent me parler !" Voilà la réaction du propriétaire de l'Iskender Kebap à l'arrivée des secours au N° 1 de l'avenue Jean Jaurès de Petit-Quevilly, dans le prolongement de l'avenue de Caen, à quelques centaines de mètres du centre Saint-Sever de Rouen.
 

Une partie de l'immeuble tombe sur le trottoir

L'alerte a été donnée vers 19h30 hier soir (mardi 2 juillet 2019) après l'effondrement de la façade d'un petit immeuble de deux étages. Pendant que les sapeurs-pompiers se déployaient pour débuter leur intervention (notamment une première reconnaissance dans les décombres), plusieurs équipages de police arrivaient pour mettre en place un périmètre de sécurité et faire reculer plus de 60 personnes présentes pour regarder la bâtisse éventrée.

Par précaution la circulation des tramways a été arrêtée le long de cette portion de l'avenue et relayée par des navettes de bus.
 
© Photo : Richard PLUMET / France 3 Normandie
© Photo : Richard PLUMET / France 3 Normandie
 


Personne dessous

Rapidement, les secours vont établir que l'effondrement n'a pas fait de victime. Pas de blessé ni dehors, ni dedans. Pendant que les pompiers continuent d'examiner les murs et détectent qu'une autre partie de la façade menace à son tour de tomber, la police débute une enquête.

Et c'est là qu'ils appellent le propriétaire des lieux. Un Quevillais de 67 ans qui, dans un premier temps, ne veut pas parler à la police. Ni aux pompiers.
 
© Richard PLUMET / France 3
© Richard PLUMET / France 3


Un arrêté de péril

C'est que l'immeuble, vétuste et fissuré, fait l'objet depuis des mois d'un arrêté de péril pris par la mairie de Petit-Quevilly. Plus récemment,  l'arrêté a été suspendu pour "une exécution de travaux". Quels travaux ?

Un homme se présente aux policiers. Agé de 36 ans, c'est le fils du propriétaire. Il explique que c'est lui, et non une entreprise spécialisée, qui faisait les travaux. Après avoir étayé le premier étage, il a commencé à démonter et enlever une fenêtre quand il senti le sol se dérober sous ses pieds. Il a eu le réflexe de s'écarter du mur et de se reculer juste avant que la façade ne s'écroule.
 

Les accès condamnés

Dans la soirée, une pelleteuse est venue pour mettre à terre la partie dangereuse de la façade restante. Une coupure de l'alimentation en gaz et en électricité a été faite. Des grilles empêchent les piétons d'approcher de l'immeuble.
 

Le propriétaire mis en cause

L'enquête se poursuit. Mais, au lendemain de cet accident spectaculaire, on sait déjà que le propriétaire de l'établissement de restauration rapide est poursuivi pour "mise en danger de la vie d'autrui".
 

L'immeuble avant l'accident : 

Habitat en péril (ou menaçant ruine)

Lorsqu'un immeuble ou un logement (appartement ou maison) présente un danger au vu de sa solidité, le maire peut engager une procédure de péril à l'encontre du syndic de copropriété ou du propriétaire du logement. La procédure de péril s'applique à la solidité du bâti et non à son état dont les désordres sont traités par la procédure d'insalubrité.


 

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