Mère en haut d'une grue à Rouen : son fils handicapé aura bien une auxiliaire de vie scolaire

Charly Echaroux et sa maman
Charly Echaroux et sa maman

Sa Maman, était montée en haut d’une grue, à Rouen, pour demander un AVS (Auxiliaire de Vie scolaire). L’action de Sonia Echaroux n’a pas été vaine. Charly, a fait sa rentrée hier matin au collège Louis Philippe de Eu. Il sera désormais accompagné.
 

Par MN

La notification de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) de Seine-Maritime était arrivée le 28 janvier dernier. Après 2 années de démarches, Charly Echaroux se voyait accorder une aide humaine au quotidien.

Mais devant la lenteur du système, sa maman, Sonia Echaroux, décidait d’une action spectaculaire : monter en haut d’une grue, à Rouen. Elle y a finalement passé 9h vendredi 28 février.
 

Une action qui n’aura pas été vaine : Sonia a obtenu un rendez-vous avec la direction du collège Louis Philippe de Eu lundi 2 mars, pour réfléchir à la mise en œuvre de cette aide.

"On a convenu de mettre en place pour l’instant, 10 heures d’accompagnement d’une AVS (Auxiliaire de vie scolaire). On devrait monter à 12 heures, mais on a besoin d’un petit peu d’organisation. Charly sera aidé par 2 personnes", explique Laure Lesain-Cayeux, principale de l’établissement.

"Un bon début, mais insuffisant"

Au collège Louis Philippe, trois enfants handicapés ont besoin d’une aide humaine. Les deux postes d’AVS sont donc mutualisés entre ces trois enfants.

Pour Sonia Echaroux, consciente que le collège fait le maximum pour aider son fils, en fonction des moyens dont il dispose, "c’est un bon début, mais c’est insuffisant."

Au regard des courriers des médecins, ergothérapeutes, psychomotriciens, elle s’attendait à ce qu’une aide à temps plein soit accordée à son fils. C’est pourquoi, elle va dors et déjà faire une nouvelle demande à la Maison Départementale des Personnes Handicapées.
 
Reportage M.Nicolin/ O.Flavien

"Si Charly arrive à s’en sortir comme ça, on en restera là (malgré mon recours). Par contre si on s’aperçoit que ce qui est mis en place aujourd’hui est insuffisant, on continuera", précise Sonia Echaroux.
 

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