Des opposants à l'abattage des renards manifestent devant la préfecture de Rouen

70 personnes se sont réunies devant la préfecture de Rouen pour protester contre un arrêté du préfet de Seine-Maritime autorisant l'abattage de 1430 renards d'ici la fin de l'année. Ils sont jugés en surpopulation.

Les associations de défense des animaux se sont rassemblés devant la préfecture de Rouen pour protester contre un décret autorisant l'abattage des renards.
Les associations de défense des animaux se sont rassemblés devant la préfecture de Rouen pour protester contre un décret autorisant l'abattage des renards. © France Télévisions
L'arrêté continue de diviser. Le 20 juillet 2020, le préfet de Seine-Maritime a publié un décret autorisant l'abattage de 1453 renards d'ici la fin de l'année. Ces derniers sont considérés en surpopulation. Mais les associations de protection des animaux ne sont pas de cet avis.
 
Les opposants à l'abattage des renards se sont réunis devant la préfecture de Rouen. Bérangère Dunglas et Felix Bollez / France Télévisions
70 personnes se sont rassemblées, vendredi 31 juillet 2020, pour protester contre l'arrêté. Certains avaient déjà fait part de leur désapprobation lors d'une concertation publique qui avaient réuni une majorité d'opposants. Pour le président de l'association AVES France, Christophe Coret, l'incompréhension est totale.

"On nous dit que le renard transmet des maladies mais sans donner de chiffres de contamination tout simplement parce qu'il n'y en a pas. On nous dit que le renard fait des dégâts avicoles mais sans nous présenter aucun chiffre non plus, ni aucune fiche de dégâts. On nous dit ensuite que le renard s'attaque aux perdrix grises qui sont relâchées par les chasseurs...", résume-t-il.

Du côté de la préfecture, il est rappelé que le renard est considéré comme un nuisible et que l'arrêté pris au niveau local n'est en réalité qu'une émanation d'un arrêté ministériel de 2019.
 

"L'intervention de l'homme aujourd'hui elle est nécessaire parce qu'on est dans un milieu anthropisé. Quand on parle d'un point d'équilibre sur les renards, il faut le situer ce point d'équilibre et savoir s'il est tolérable en terme sanitaire, de vie économique, en terme de mise en danger de population...On a pu être interpellé par le passé pour des renards présents en ville dans une école, dans une piscine... L'intervention de l'homme était nécessaire puisque cette proximité avec les enfants elle était gênante, dérangeante, potentiellement dangereuse."

Cyril Teillet, adjoint au responsable du service environnement de la préfecture de Seine-Maritime.



Cinq associations ont décidé de porter un recours devant le tribunal administratif contre cet arrêté et pour en empêcher l'abattage des renards. 

 
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