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La SNSM : cinq choses à savoir sur les sauveteurs en mer

La SNSM de Ouistreham / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
La SNSM de Ouistreham / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Alors que le Président de la République préside ce jeudi un hommage aux sauveteurs de la SNSM morts en portant secours vendredi 7 juin, voici cinq choses à savoir sur la SNSM pour comprendre comment le sauvetage en mer s'organise en France, et à quel prix, notamment au large du littoral normand.   

Par Aurélie Misery

Qui sont les sauveteurs de la SNSM ? 

La SNSM compte 8 000 sauveteurs, tous bénévoles. Ce sont des marins aguerris, souvent marin-pêcheurs ou plaisanciers eux-mêmes. 

Ils ont en moyenne 49 ans et s'engagent en moyenne 8 ans et 6 mois. On compte 12% de femmes sauveteurs. 

Chaque membre de l’équipage a sa spécialité à bord : "patron", "radio", "mécanicien", "canotier", "secouriste", "nageur de bord" ou encore "plongeur de bord".
 

En Normandie, il existe 33 centres de sauvetage : 

- dans la Manche : Mont-Saint-Michel, Genêts, Saint-Pair-sur-Mer, Granville-Chausey, Hauteville-sur-Mer, Agon-Coutainville, Blainville-sur-Mer, Barneville-Carteret, Diélette-Flamanville, Goury-La Hague, Fermanville, Barfleur, et Saint-Vaast. 
- dans le Calvados : Isigny-sur-Mer, Port-en-Bessin Arromanches, Graye-sur-mer, Bernières-sur-mer, Luc-sur-mer, Hermanville-sur-mer, Colleville-Montgomery, Dives-sur-Mer, Villers-sur-Mer, Bénerville, La Touques-Trouville, Honfleur. 
-En Seine-Maritime : Le Havre, Yport, Fécamp, Des Petites Dalles, Poses, Saint-Valéry-en-Caux et Dieppe. 
 

Combien de vies sont sauvées chaque année ? 

Les sauveteurs appareillent sur demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) en moins de 20 minutes, 24 heures sur 24, 365 jours par an et par tous les temps.

En 2018, les sauveteurs embarqués ont assuré près de 4 000 interventions de sauvetage et secouru 7 191 personnes.

Intervenant en tout temps, les sauveteurs prennent des risques importants car il arrive que des plaisanciers imprudents sortent sans réserve de carburant suffisant et/ou malgrè un avis de tempête. Ce fut le cas récemment au large de Saint-Vaast-la-Hougue.  
 
 

Qui paie la facture d'un sauvetage en mer ? Le sauvetage des personnes est gratuit mais pas l'assistance aux biens


Le remboursement des frais engagés est prévu par le Code des transports. 

La SNSM est par exemple habilitée à recouvrir les dépenses engagées notamment de combustibles et d'amortissement des embarcations de sauvetage. 

La réparation ou le remplacement du matériel de la SNSM endommagé, détruit ou perdu au cours de l’opération peut donner lieu à remboursement.

Dans certains cas particuliers, portant sur des opérations d’assistance complexe au profit de navires importants, le montant de la rémunération de l’assistance est évalué à posteriori, en principe selon la valeur du bien sauvé et des efforts déployés par l’assistant.


La SNSM a-t-elle les moyens de sa mission ? 

Les sauveteurs de la SNSM surveille près de 6 000 kilomètres de côtes. 

Pour effectuer sa mission, elle est à la tête d’une flotte de canots, de vedettes, de semi-rigides, de jets skis et de pneumatiques. 

L’acquisition et l’entretien de la flotte représentent en moyenne un investissement de 6 millions d’euros par an.

Les ressources de la SNSM proviennent à 80 % de fonds privés (des dons). L'Etat contribue sous la forme d’une subvention de fonctionnement qui correspond à 14 % des ressources collectées, et la contribution des collectivités territoriales représente 6 %. 

Régulièrement, des stations SNSM tirent la sonnette d'alarme. C'est le cas à Port-en-Bessin où les sauveteurs doivent encore reccueillir 250 000 euros pour financer une nouvelle vedette d'un coût total d'un million d'euros. 
 
 

Le modèle du sauvetage en mer doit-il être réformé ? 


Le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé mardi 11 juin son souhait de réfléchir au "modèle du sauvetage en mer" qui repose sur le bénévolat et les dons. 

"Nous devons nous interroger sur la permanence de ce modèle", a relevé Edouard Philippe, qui compte inscrire ce sujet à l'ordre du jour du prochain Comité interministériel de la mer, qu'il présidera à l'automne 2019.

  

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