Troisième vague de Covid-19 en Normandie : la circulation du virus est "en nette progression"

Malgré le confinement décrété en Seine-Maritime et dans l'Eure, malgré les mesures de couvre-feu qui s'appliquent partout, le virus se propage toujours plus. Dans le point de situation publié le 23 mars, l'Agence Régionale de Santé annonce que le taux d'incidence a augmenté de 30 % en une semaine.

Le test antigénique permet de connaître le résultat dans un délai de 15 minutes
Le test antigénique permet de connaître le résultat dans un délai de 15 minutes © France Télévisions

Les chiffres sont tels qu'ils n'ont plus grand sens. L'Agence Régionale de Santé indique qu'elle ne communiquera plus le fameux taux d'incidence (le nombre de cas pour 100 000 habitants) qui servait un peu de boussole, de point de repère. L'ARS juge plus significatif de communiquer des tendances d'évolution. Ces chiffres ne sont pas plus encourageants...

"Les taux d’incidence de la région et de l’ensemble des départements enregistrent une nette progression, notamment dans le département de l’Orne. En une semaine :

Normandie : + 30,3%
Calvados : +23,6%
Eure : + 25,6%
Manche : + 33,1%
Orne : + 52%
Seine-Maritime : +31,6%
"

L'évolution du taux d'incidence en Normandie le 23 mars 2021
L'évolution du taux d'incidence en Normandie le 23 mars 2021 © ARS Normandie

 

Tension à l'hôpital : le pic de la deuxième vague est dépassé

Cette circulation active du virus engendre une forte pression hospitalière. Le 22 mars, "1 307 personnes étaient hospitalisées pour COVID-19 (contre 1 278 le 14/03 = +29), avec un nombre de personnes en réanimation qui reste constant et élevé : 169 personnes en réanimation au 22 mars (contre 168 le 14/03)", indique l'ARS. 

Le pic de la deuxième vague constaté le 16 novembre (167 personnes en réanimation) est d'ores et déjà dépassé. C'est dans l'Eure et en Seine-Maritime que les nouvelles admissions à l'hôpital sont les plus nombreuses. L'Agence Régionale de Santé y voit le "signe de l’antériorité de la reprise épidémique dans ces deux départements".

 

La course contre les variants

Les hôpitaux les plus exposés (Rouen, Elbeuf, Évreux et Vernon) sont invités à déprogrammer 30% de l’activité chirurgicale non urgente, une mesure destinée à "anticiper l’afflux de patients Covid, ainsi qu’à organiser en commun, par le partage des blocs opératoires et le transfert de professionnels, la continuité des activités non Covid les plus prioritaires".

La semaine dernière, "123 000 tests ont été réalisés en Normandie, dont 11 073 positifs. Le taux de positivité progresse et passe à 8,3 % (contre 7,5% lors du dernier point de situation) et témoigne de la circulation virale sur le territoire", souligne l'ARS qui constate que le variant britannique, plus contagieux, est toujours plus présent.

Pour tenter de contrer la propagation, quarante centres de dépistage éphémères sont ouverts cette semaine en Normandie. La liste est à retrouver ici

 

485 000 Normands vaccinés

La campagne de vaccination semble être la seule réponse efficace face à cette pandémie. Elle s'achève actuellement dans les établissements hébergeants des personnes âgées puisque "97% des résidents d’EHPAD / USLD ont reçu la première injection et 79% la seconde". L'ARS assure que la moitié des Normands âgés de plus de 75 ans ont reçu au moins la première injection.

Les dotations de vaccins semblent s'accélérer :l'Agence Régionale de Santé indique que "plus de 6 200 nouveaux rendez-vous ont ainsi été proposés sur ce week-end aux Normands", en plus de l'activité habituelle.

 

Qui peut aujourd'hui se faire vacciner ?

© ARS Normandie

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société région normandie