Faut-il continuer à rechercher du gaz de schiste ou du gaz de houille ? Un géologue de l'Université de Limoges s'en explique ce jeudi dans le Midi Pile

Installation de forage pour hydrocarbures gazeux et liquide (photo d'illustration prise à Surgut, Russie) / © MARC BONNEVILLE/WOSTOK PRESS
Installation de forage pour hydrocarbures gazeux et liquide (photo d'illustration prise à Surgut, Russie) / © MARC BONNEVILLE/WOSTOK PRESS

Hubert Bril, professeur de géologie, est l'invité de France 3 Limousin alors qu'un sondage commandé par une société pétrolière à l'Ifop indique que les Français seraient plutôt ouverts à des forages expérimentaux (voir encadré)

Par Christian Bélingard

Le débat pourrait s'installer aussi en Limousin, avec l'annonce récente d'une demande d'exploration de gaz de houille dans la région de Brive. Cette demande, déposée en septembre 2010, par une société basée à Singapour, a pour l'instant été déclarée recevable sur la forme par la Dreal d'Aquitaine, ce qui ne préjuge en rien de la décision finale de l'administration sur le fond du dossier.

Cette demande a entrainé une réaction de plusieurs élus régionaux du Sud-Ouest concernés, et notamment celle de l'euro-député José Bové. Ces élus ont demandé à Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, de suspendre l'instruction du "Permis de Brive" estimant que les élus locaux et les populations ne sont pas consultés.

Sondage

Une majorité (58%) des Français affirmant savoir ce qu'est le gaz de schiste se disent favorables à des forages visant-uniquement- à évaluer les ressources présentes dans le sous-sol en France, selon un sondage de l'Ifop réalisé pour une société pétrolière. Le sondage a choisi de ne retenir que les 53% des personnes interrogées disant avoir entendu parler des gaz de schiste "et savoir de quoi il s'agit". Interrogés sur leur position sur une éventuelle autorisation de forages "mais uniquement dans un but de recherche scientifique pour évaluer les ressources en gaz de schiste présente en France", 25% de ces personnes se disent "tout à fait favorable" et 33% "plutôt favorable", selon l'étude d'opinion. Le sondage, réalisé du 28 février au 1er mars auprès de 1.508 personnes, a été commandité par ecorpStim, une entreprise qui propose une technologie injectant du propane et non de l'eau pour extraire le gaz de schiste ( AFP, 27-03-203)

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