Fusion du Poitou-Charentes et de l'Aquitaine S.Royal veut d'abord consulter les élus

La ministre de l'Ecologie et présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, interrogée sur une éventuelle fusion des régions Poitou-Charentes et Aquitaine, entend d'abord "consulter les élus" de la majorité et de l'opposition pour un débat qui "dépasse les clivages politiques".

Ségolène Royal et Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 8 avril 2014
Ségolène Royal et Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 8 avril 2014 © AFP
Ségolène Royal s'est exprimé à la sortie du Conseil des ministres :

"Je vais consulter d'abord les élus, majorité et opposition. Je souhaite que ce débat dépasse les clivages politiques parce que c'est l'avenir de nos territoires que nous mettons en mouvement pour les générations futures".


"Il est très important que l'on retrouve des synergies entre nos régions, ce qui n'empêchera pas de mettre en place, avec les régions avec lesquelles nous ne fusionnerons pas, des actions communes, je pense aux universités, aux transports ferroviaires, aux dynamiques de recherche", a poursuivi la nouvelle ministre de l'Ecologie. Ségolène Royal a indiqué la semaine dernière qu'elle transmettrait par intérim la présidence de la région Poitou-Charentes en juin prochain. Elle a, en revanche, réaffirmé ce week-end sa volonté de se représenter pour un troisième mandat.


Une réforme attendue depuis longtemps pour S.Royal

Pour Mme Royal, "la réforme administrative est attendue depuis de longues années en France. La simplification administrative, faire des économies en regroupant les énergies, c'est quelque chose qui est très attendu, qui demande du courage. Et ce courage, le gouvernement l'a aujourd'hui et va mettre en place cette simplification administrative pour qu'un pays moderne comme la France voie ses institutions adaptées à la fois à la rapidité de l'action publique nécessaire et aux économies de la dépense publique".

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, hier mardi lors de sa déclaration de politique générale, son intention de "réduire de moitié le nombre de régions" d'ici à 2017 et de supprimer les conseils départementaux "à l'horizon 2021." 
Une consultation sera mise en place pour mener cette réforme mais si les régions refusent de fusionner, le gouvernement redessinera une nouvelle carte des régions. « Elle sera établie pour le premier janvier 2017 », a annoncé Manuel Valls.


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