Sénatoriales, municipales, européennes. Depuis 2014, la gauche en Aquitaine a essuyé une succession de revers électoraux analyse Olivier Costa, politologue. C'est elle qui a le plus à perdre. Explication.
La spirale du déclin pour la gauche
"La gauche risque de perdre deux départements, les Pyrénées-Atlantiques et le Lot-et-Garonne et pourrait se retrouver dans une position beaucoup moins favorable dans les trois autres où elle était fortement majoritaire". Si elle conserve la majorité dans les Landes, la Dordogne et la Gironde, elle pourra s'estimer heureuse ajoute Olivier Costa.
Le Front National et sa politique volontariste
"Dans la continuité des municipales de l'an dernier, le parti de Marine Le Pen veut poursuivre son implantation notamment en milieu rural" explique Olivier Costa. Le Front National est peu représenté dans les départements. Il ne compte aucun élu en Aquitaine. Mais il a présenté des candidats quasiment partout. Il peut espérer plusieurs élus notamment en Lot-et-Garonne.
La participation devrait limiter les triangulaires
Pour qu'un troisième candidat puisse se maintenir, il devra avoir obtenu 12,5 % des inscrits. Avec un taux de participation à 50 %, cela suppose qu'il obtienne plus de 25 % des voix calcule le politologue. Or poursuit-il "le PS, l'UMP, et le FN sont au coude à coude. Dans la plupart des cas, seuls deux candidats sur trois pourront se maintenir"Une assemblée rajeunie et féminisée
Le nouveau mode de scrutin, un binôme homme-femme va profondément changé le visage de l'assemblée. "On va passer de 13% de femmes à 50%. Mais très peu devraient prendre la tête de départements"