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Affaire Massonnaud : un policier poitevin jugé aux assises à Bordeaux

© PHOTOPQR/SUD OUEST
© PHOTOPQR/SUD OUEST

Le fonctionnaire de police, qui a toujours invoqué la légitime défense, comparait à partir de ce lundi devant la cour d'assises de la Gironde. Il doit s'expliquer sur les circonstances de la mort d'un père de famille, abattu à Poitiers en août 2007. 

Par EG

Légitime défense ou bavure ? La question sera au centre du procès qui s'ouvre lundi devant la cour d'assises de la Gironde à Bordeaux. 

Une balle dans le ventre

Douze ans après les faits, l'affaire Massonnaud, du nom de cet homme abattu d'une balle dans le ventre un soir d'août 2007 dans la Grand'rue, à Poitiers, par un policier qui invoquait la légitime défense, est donc de retour devant la justice. 

Le brigadier, toujours en poste, comparait pour violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort ; il encourt vingt années de réclusion criminelle.

Au cours de l'instruction, le fonctionnaire de police a toujours expliqué avoir tiré parce qu'il s'était senti menacé par Olivier Massonnaud. La victime était très agitée, avait consommé de l'alcool ; il insultait les policiers, se montrait agressif. 

Longue bataille 

Le père de la victime a toujours contesté cette version. François Massonnaud se bat lui pour obtenir la condamnation du fonctionnaire de police.

Pour lui, ce procès aux assises est donc "une grande satisfaction". 

J'estime que ce policier qui a tué mon fils mérite d'être sanctionné par un tribunal, ce qui n'a a pas été fait jusqu'à maintenant

Père de deux enfants, Olivier Massonnaud avait 38 ans. / © FTV
Père de deux enfants, Olivier Massonnaud avait 38 ans. / © FTV

Cette longue bataille judiciaire a d'abord abouti à une ordonnance de non-lieu, le 7 février 2013, confirmée en appel en février 2014.
Mais l'année suivante, la cour de Cassation a remis en cause le non-lieu accordé au policier et demandé à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux de réexaminer le dossier. 

En 2016, les magistrats ont finalement infirmé la légitime défense et décidé de renvoyer le policier devant la cour d'assises de la Gironde.

L'audience qui s'ouvre lundi à Bordeaux doit durer plusieurs jours. 
 

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