Bio : une famille pionnière du Lot-et-Garonne à Bordeaux - Ce soir après le Grand soir 3 Mag In situ

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La famille Pozzer s'est investie depuis les années 50 dans l'agriculture biologique. Par conviction. Elle a lancé les marchés bio de Villeneuve-sur-Lot et Bordeaux. Une institution ! Retrouvez la saga familiale dans le magazine In situ ce mercredi soir 4 avril après le Grand Soir 3. 

Ils débarquent sur les quais des Chartrons à Bordeaux le jeudi matin de bonne heure. Vincent et Régine ont fait la route depuis le Lot-et-Garonne. Ce sont les dignes représentants de la famille Pozzer, pionnière dans son domaine : les parents de Vincent on créé le premier marché bio de France à Villeneuve-sur-Lot.

Le bio par conviction

Voilà plus de 40 ans que cette famille a fait germer ces marchés. Tous sont guidés par leur conviction profonde d'une attention à la terre, aux animaux et à la santé.
Leur fief est au coeur du lot et Garonne, à St-Aubin. La ferme de Crozefond, sur 100 hectares, éleve des vaches à viande, laitières et des cochons. Elevage, abattage, transformation. Vincent est en cuisine : les produits sont cuisinés sur place, sucrés ou salés. Ils font un tabac. La vente à la ferme a ses fidèles. Un client témoigne :

Je crois que je m'y retrouve surtout pour ma santé.

La famille Pozzer fédère autour du bio. A l'heure où nombre d'agriculteurs ne s'en sortent plus, elle a tout compris. 

Tout le monde va s'en sortir davantage. C'est moins cher car il n'y a pas d'intermédiaire et nous gagnons notre vie car nous vendons au juste prix nos produits

Ce n'est pas le Pérou non plus  ! 300 000 euros de chiffre d'affaire par an, mais ce qui arrive dans le porte-monnaie, ce sont 1600 euros par couple et par mois

On peut vivre heureux et bien dans de bonnes conditions avec ce que nous avons.

Le fils Clément est prêt à prendre la relève. La saga continuera. Celle lancée par Gilbert, 81 ans, qui a choisi l'agriculture biologique quand tout le monde agricole tombait dans les bras du modèle intensif. Lui et son épouse Claudette n'ont jamais tourné le dos à cette évidence :

on ne pouvait pas mettre des engrais chimiques et se soigner en bio. On a fait ce qu'il fallait faire c'est tout. Pas une fierté, non...  normal...

Tous partagent le sentiment de vouloir laisser la terre dans le même état qu'ils l'ont trouvée. 
 

 

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