Le corps de Yumi, tombée dans la Garonne en novembre, a été retrouvé près de 100 km en aval de Bordeaux

Publié le Mis à jour le
Écrit par G.D (avec l'A.F.P)

Un corps d'enfant a été découvert il y a huit jours dans l'estuaire de la Gironde. Il a depuis lors été identifié comme celui de la fillette tombée dans la Garonne fin novembre. Le père est détenu et mis en examen pour homicide volontaire.



Le corps d'une enfant de "deux ou trois ans" avait été aperçu par un particulier, puis repêché le 31 décembre par les gendarmes à hauteur de Meschers-sur-Gironde (Charente-Maritime), sur la rive de droite de la Gironde, à près de 100 km en aval de Bordeaux.



L'état de décomposition avancée du corps, qui a séjourné longtemps dans l'eau, ne permettait pas une identification rapide. Des analyses ADN menées depuis ont positivement identifié le corps comme étant celui de Yumi, une enfant de 21 mois tombée le 21 novembre depuis un pont de Bordeaux, a-t-on indiqué de source judiciaire, confirmant une information de Sud Ouest.



Le 23 novembre, une information judiciaire pour "homicide volontaire" avait été ouverte à Bordeaux contre le père, âgé de 34 ans, soupçonné d'avoir jeté l'enfant deux jours plus tôt, depuis le Pont de pierre enjambant le fleuve au centre-ville.



Le suspect affirmait qu'il s'agissait d'un accident, que sa fillette lui avait échappé alors qu'il la tenait sur le parapet, tout en admettant avoir eu "une attitude imprudente". Selon des sources proches de l'enquête, l'homme maintient toujours fermement cette version. Début décembre, un appel contre son mandat de dépôt a été rejeté.



Très tôt, les enquêteurs ont douté de sa version, et le Parquet s'était dit "convaincu" de la thèse de l'homicide volontaire, et indiquait ne pas exclure une requalification ultérieure en "assassinat", incluant donc la préméditation.



L'homme, sans antécédents judiciaires, vivait à Cavignac, à 40 km de Bordeaux. Selon le Parquet, il était "fragilisé" par un contexte de séparation conflictuelle, depuis juillet dernier, d'avec la mère de l'enfant.



Selon Me Hélène Poulou, avocate de la mère, celle-ci est aujourd'hui déchirée entre "l'horreur de savoir, avec l'identification du corps, que sa fille est bien morte", et "la conscience de la chance que le corps ait été retrouvé, ce qui n'était pas évident, et veut dire qu'elle pourra faire un deuil, une sépulture".
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