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Les taxis bordelais ne lâchent pas les Uberpop

Quand ils ont appris que les "Uberpop' étaient en réunion dans un hôtel du quartier Mériadeck à Bordeaux hier soir, les chauffeurs de taxi de la ville se sont passés le mot. Une centaine d'entre eux s'est rendu sur place. Les insultes ont fusé.  

Par CA

L'ambiance est électrique et l'implosion n'est pas loin.

Les chauffeurs de taxi de l'agglomération bordelaise n'acceptent pas de voir des particuliers leur voler leur job "sans payer les charges sociales".

Après avoir manifesté à plus de 500 en février dernier, paralysant la circulation à Bordeaux, ils ont obtenu du Préfet qu'il prenne un arrêté d'interdiction concernant l'activité Uber Pop. Ils s'appuient sur la loi Thévenoud qui régule la concurrence entre taxis depuis le 1er janvier. 

Seulement, malgré l'interdiction, on trouve encore des Uberpop à Bordeaux. L'application continue de mettre en relation des propriétaires de véhicules et des clients pour des courses à bas coût. Une activité qui permet à ces conducteurs non professionnels d'arrondir leurs fins de mois.

Une concurrence jugée déloyale


Pour les taxis, qui paient de lourdes charges sociales, c'est clairement une concurrence déloyale.

"Ils font de l'exercice illégale de la profession de taxi. Ils n'ont pas d'assurance en cas d'accident pour le transport de personne à titre onéreux. C'est du travail dissimulé. Nous on dénonce ça. Moi je veux continuer à payer des contributions sociales pour financer les hôpitaux, le chômage, les allocations familiales et tout ça. Eux ils pillent le pays" s'énerve l'un des représentant des taxis bordelais.

Devant l'hôtel où se réunissaient les Uber Pop mercredi soir, les insultes ont fusé. Vers 21h, les chauffeurs Uber ont pu sortir, sans violence, protégés par une rangée de policiers. 


Les taxis bordelais ne lâchent pas les Uberpop

 

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