Dolus-d'Oléron : un accord trouvé entre McDonald's et la municipalité

Le conflit qui oppose depuis cinq ans la municipalité de Dolus-d'Oléron à MacDonald's est pour partie terminé. Un accord vient d'être trouvé entre les deux protagonistes, MacDonalds efface la dette de la commune en échange de l'arrêt des poursuites judiciaires.

Le McDonald's de Dolus-d'Oléron
Le McDonald's de Dolus-d'Oléron © Pascal Foucaud, France Télévisions
La bataille judiciaire qui oppose depuis cinq ans la commune de Dolus-d'Oléron à McDonald's vient de se conclure par un accord entre les deux parties. Lors du conseil municipal, cette semaine, le nouveau maire élu en juin dernier, Thibault Brechkoff a annoncé qu'un accord avait été conclu avec l'enseigne américaine. En échange de l'abandon de l'astreinte de 53.700 euros liée à la non délivrance du permis de construire, la municipalité abandonne les poursuites. Le McDonald's avait ouvert de façon  plutôt discrète en décembre dernier.
Pour Thibault Brechkoff, c'est un soulagement pour les finances de la commune, et il est temps de passer à autre chose.

Il était grand temps de passer à autre chose. À présent, j'espère que nous parlerons davantage de nos plages, de nos huîtres.

Thibault Brechkoff, maire de Dolus-d'Oléron

Pour l'ancien maire Grégory Gendre, "c'est dommage"


Grégory Gendre, l'ancien maire de Dolus, battu en juin aux élections municipales avait mené ce combat contre McDonald's. Pas simplement contre l'installation de l'enseigne, mais bien plus sur l'aménagement de ce type de structures commerciales en zones péri-urbaines, sur l'artificialisation des sols qui deviendra de plus en plus problématique avec le réchauffement climatique. Pour lui cet arrangement n'avait pas de caractère d'urgence.

Quelle était l'urgence de signer cet accord alors que la Cour de cassation devait traiter l'affaire dans les prochains mois ?

Grégory Gendre, ancien maire de Dolus-d'Oléron

Il estime que cette signature empêche d'aller au bout des choses.

La commune a cependant toujours une partie de l'astreinte à payer, 53.700 euros également, mais cette fois à l'État.
 
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