En deux semaines, on relève parfois jusqu'à 6 m d'érosion du littoral, particulièrement après les trois tempêtes automnales

Sur l’ile d’Oléron, la gestion globale du trait de côte, n’est pas une mince affaire. Après les trois tempêtes automnales du mois de novembre, les dunes ont souffert et l’érosion gagne du terrain où l'on note jusqu’à six mètres par endroits, en seulement deux semaines.

Les vents, les courants, les tempêtes et les forts coefficients de marées sculptent le littoral oléronais. Chaque hiver, c'est la même histoire, ou plutôt le même manège. Des tonnes de sable sont transférées à certains endroits, là où l’érosion gagne du terrain.

C’est ce que l’on appelle du "confortement dunaire" souligne Thierry Mareschal, le responsable du littoral de la Communauté de Communes de l’Île d’Oléron. "Pour l’instant, deux secteurs ont été identifiés. Là où il y avait un risque de brèche, et provoquer une éventuelle submersion dans les zones basses arrières, les zones rétro littorales".

Un plan de gestion conséquent

5 000 m³ de sable ont été déposés sur la façade ouest de l’île, à la Perroche et l’Ileau. "Il s’agit de préserver durablement le littoral et prendre en compte les enjeux relatifs au risque d’érosion marine" indique Thierry Mareschal. La Stratégie Locale de Gestion de la Bande Côtière (SLGBC) a défini huit axes autour desquels la Communauté de Communes élabore ses actions".

Sept axes d’action sont définis

  • La conscience du risque grâce à la connaissance de l’évolution de l’érosion. Pour permettre de connaitre la vulnérabilité des cordons dunaire qui représentent 50 % du littoral oléronais.
  • La surveillance et la prévision de l’érosion : observation et surveillance de l’évolution du trait de côte, suivis de l’état des cordons dunaires grâce à des campagnes de survols de drones. Et enfin la mise en place de système d’alerte et de prévision.
  • L’alerte et la gestion de crise. Ou il s’agit d’actualiser les données sur les risques d’érosion pour mettre à jour des plans d’actions en cas de crise et des plans de sauvegarde des communes.
  • La prévention et la prise en compte des risques érosion au niveau de l’urbanisme. Cet axe peut s’inscrire dans une éventuelle révision des PLU, mais aussi au niveau des préconisations de construction et la définition de secteurs inconstructibles, car dangereux.
  • Les actions de relocalisation pour protéger les biens et les personnes grâce à la mise à jour des documents de gestion de crise, et l’établissement de critères de vulnérabilité et d’urgence, études de vulnérabilité et de relocalisation des enjeux.
  • Les actions d’accompagnement des processus naturels ou de lutte active, mais souple, contre l’érosion avec la poursuite d’actions de préservation des dunes avec l’ONF. Comme la mise en place de ganivelles, ou programmer des campagnes de ré-ensablement.
  • La gestion des ouvrages de protection de lutte active dure contre l’érosion, c'est-à-dire l’identification et l’analyse du comportement des ouvrages côtiers actuels comme les digues ou l’enrochement.

Zoom sur les campagnes de surveillance

Des drones survolent la bande côtière oléronaise régulièrement pour mesurer l’évolution du trait de côte.

Pour Thierry Mareschal le responsable du littoral, il faut amplifier ces actions pour identifier les ressources en sable. "Il faut que l’on sache où se trouvent les ressources sédimentaires, comme dans les zones portuaires par exemple. Cela nous permet d’anticiper et d'agir pour envisager des actions de recharge en sable là où il y en a besoin. Actuellement, une campagne de drone est lancée pour mesurer avec précisions l’impact des dernières tempêtes sur l’érosion et l’évolution du trait de côte".

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