Royan : A l’occasion du 43éme rallye Dunes et Marais, la co-pilote Elodie Massé se glisse derrière le volant

L'enfant de Meschers-sur-Gironde a toujours vu passer les bolides tout terrain du rallye royannais sous les fenêtres de la maison familiale. Aimantée par le vrombissement des moteurs, elle a écumé les compétitions comme spectatrice avec ses parents, jusqu'à devenir co-pilote, pendant 15 ans.
 

Le rallye tout terrain Dunes et Marais sillonne tout le week-end le pays royannais pour sa 43ème édition. Même si les dunes et les marais, pour des considérations environnementales, ne font plus trop partie du parcours, le public continue de s’y presser nombreux. D’autant que le championnat 2020 ayant, comme il se doit, été amputé de tout le début de saison, les compétiteurs auront à cœur de se surpasser, après la remise en jambe du mois dernier, au rallye des Cimes.


Elodie Massé, l’enfant du pays, qui prendra son premier départ comme pilote, s’est littéralement construite autour de cette compétition. "Le Rallye passait autour de chez moi depuis que je suis née". Fascinée, elle accompagne ses parents pour suivre les autres courses du championnat.
Sa présence assidue dans les paddocks déterminera son devenir professionnel, et de fréquenter les pilotes, elle devient co-pilote. Notamment de Vincent Foucard, devenu son compagnon, dont elle sera la navigatrice pendant 12 ans.
Co-pilote reconnue, elle a depuis couru aux côtés de Daniel Eléna, multi champion du monde WRC, et de Jean-Philippe Dayrault, avec lequel elle a remporté les deux dernières éditions des Dunes et Marais, comme navigatrice donc.


Cette année a une consonance toute particulière.

Car justement, cette saison, Elodie change de siège baquet et se glisse derrière le volant, pour sa première course en tant que pilote.

«C’est pas du tout le même travail. Le co-pilote n’arrête jamais, du matin jusqu’au soir, alors que le pilote s’occupe de conduire. Cette fois ci il va falloir que j’apprenne à écouter quelqu’un à coté, que j'accepte de me faire conduire. Vraiment, le travail est inversé. 

Elodie Massé, pilote SSV


Une mise en perspective qui s’annonce riche en enseignement puisque la navigation d’Elodie sera assurée par sa jeune protégée, Elona Piallat, 16 ans, qu’elle forme actuellement au co-pilotage et qui prendra elle aussi son premier départ.
 

Double première donc, pour le seul équipage féminin dans la catégorie SSV (Side by Side Vehicle), à mi-chemin entre le buggy et le quad.
« Ça a beaucoup d’avantages. Deux pédales : on accélère ou on freine. Ça passe partout et c’est très confortable. On subit beaucoup moins qu’en buggy. Pour des débutants c’est facile».

Et pour corser encore un peu plus le challenge, Elodie retrouvera sur la ligne de départ les deux patrons de l’entreprise où elle travaille, chacun au volant de sa voiture. « Celui qui abandonne invitera les deux autres à déjeuner ! » confiait-elle au journal Sud Ouest. « Et je n’ai pas l’intention de leur payer à manger. »

Pascal Foucaud et Cédric Cottaz ont embarqué avec Elodie dans les chemins creux du pays royannais :