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Charente : le projet de gare TGV à Asnières-sur-Nouère est enterré

Charente : le projet de gare TGV à Asnières-sur-Nouère est-il enterré ? - 2019. / © F3 PC
Charente : le projet de gare TGV à Asnières-sur-Nouère est-il enterré ? - 2019. / © F3 PC

En Charente, le projet de gare TGV à Asnières-sur-Nouère, près d'Angoulême, semble être enterré. Dans sa réponse à un courrier de la sénatrice Nicole Bonnefoy, la ministre des Transports Elisabeth Borne, a indiqué que la création d'une nouvelle gare en Charente n'est pas "une priorité pour l'Etat".

Par Fabrice Dubault


Si la gare TGV d'Asnières-sur-Nouère était construite, ce serait sur un tronçon bien précis, un point d'évitement pour réseau ferré de France, qui utilise en ce moment ces voies pour stocker provisoirement un appareil en panne.

Nous sommes à 12 kilomètres d'Angoulême, le Conseil départemental de la Charente à préempter plusieurs hectares de terres, sur le site.
Pour Nicole Bonnefoy, élue d'opposition et sénatrice PS de la Charente, ce projet est complètement irréaliste.


Quand on voit le coût que ça represente, achat des terrains, construction de la gare, aménagements routiers, aménagements structurels alentours... plus un surcoût pour le travail de nuit car la proximité de la LGV nécessiterait des travaux nocturnes... Tout ça pour ça ! Surtout à l'heure où les deniers publics sont comptés   


Dans son courrier à la sénatrice, la ministre des Transports considère que cette seconde gare en Charente n'est pas une priorité.

Pour le président DVD du Conseil départemental, François Bonneau, si ce projet n'est pas réalisable dans l'immédiat, il le sera peut-être plus tard à moindre coût. Un pari sur l'avenir si la SNCF cherche à gagner du temps sur ses longs trajets, tout en maintenant un arrêt rapide sur la Charente.


La SNCF dit elle-même que le fait qu'il n'y ait pas d'arrêt entre Tours et Bordeaux sera un problème à terme. Il faut donc envisager la possibilité de construire une gare demain, même si ce n'est pas une priorité aujourd'hui.


Car selon la ministre Elizabeth Borne, la priorité aujourd'hui est celle des trajets quotidiens, des Intercités et des petites lignes.
Dans ce domaine, la Charente compte un gros dossier, la ligne TER Angoulême-Limoges toujours à l'arrêt, car trop vétuste. Il faudrait 150 millions d'euros pour la réactiver.
 

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