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FFA : Angoulême, à l'heure du cinéma francophone

Le festival du film francophone d'Angoulême attire chaque année des milliers de spectateurs (Archives 27 août 2018). / © Romain Perrocheau / AFP
Le festival du film francophone d'Angoulême attire chaque année des milliers de spectateurs (Archives 27 août 2018). / © Romain Perrocheau / AFP

Le festival du film francophone d'Angoulême ouvre ses portes ce mardi 20 août. La programmation met en avant un cinéma populaire venu des pays de langue française. Cette année, le festival accueille une présidente du jury de prestige, la comédienne Jacqueline Bisset.

Par Clément Massé

Le festival du film francophone d'Angoulême ouvre ses portes ce mardi 20 août. C'est la rampe de lancement d'un grand nombre de films populaires de la rentrée, avec déjà des films très attendus.

"Au nom de la terre" du Poitevin Edouard Bergeon figure en bonne place dans la compétition. Le long-métrage se présente comme un hommage au monde paysan des années 90 confronté aux difficultés économiques et est inspiré de la propre histoire du réalisateur. Edouard Bergeon avait déjà réalisé un documentaire sur cette même thématique.

Au casting, le public retrouvera deux figures populaires du cinéma français, Guillaume Canet et Rufus.

Voir a bande annonce de "Au nom de la terre"


Des thèmes d'actualité

La sélection rassemble à la fois des films français, belges, canadiens et des coproductions avec par exemple le Luxembourg ou la Suisse. Plusieurs ont pour sujet des thèmes d'actualité (le suicide dans le monde paysan, la transidentité ou encore l'exercice du métier de reporters de guerre...) ou s'attachent à des thèmes plus classiques (la rupture amoureuse, le passage à l'âge adulte).

Le long-métrage de Boris Lojkine "Camille" (France, Centrafrique), en salles le 16 octobre se concentre sur le parcours de la photojournaliste Camille Lepage, tuée lors d'un reportage en 2014 en Centrafrique dans des conditions restées non illucidées. Le film illustre les difficultés et les risques de l'exercice du métier de journaliste.
Autre long-métrage attendu du public angoumoisin, "Tu mérites un amour" d'Hafsia Herzi, en salles le 11 septembre. Présenté au dernier festival de Cannes à La Semaine de la critique, le film est le premier réalisé par l'actrice révélée dans les films d'Abdellatif Kechiche. Il raconte l'histoire d'une rupture amoureuse difficile et a reçu un bel accueil à Cannes. Nos confrères de Libération parle d'un film qui "narre avec grâce la mélancolie d’une femme après une rupture".

A Angoulême, la Belgique est représentée par le film de Laurent Micheli "Lola vers la mer", en salles le 20 novembre prochain. Au générique, on retrouve Benoit Magimel, un habitué du FFA, dans le rôle d'un père qui retrouve sa fille transgenre qu'il n'a pas vu depuis deux ans à l'occasion de la mort de la mère. Tous les deux vont apprendre à se retrouver.

Du côté du Canada, "Vivre à 100 milles à l’heure" de Louis Bélanger (sortie en France non encore programmée) se présente comme une comédie dramatique sur trois jeunes garçons au moment où leurs "jeux d'enfant prennent le chemin du petit crime désorganisé".

Jacqueline Bisset

Cette année, le festival du film francophone d'Angoulême a confié la présidence du jury à l'actrice britannique, Jacqueline Bisset, également une figure du cinéma français.

Celle qui raconte son désir de devenir actrice après avoir découvert Jeanne Moreau au cinéma a rencontré hier le public angoumoisin à l'occasion d'une séance spéciale de "La Nuit américaine" de François Truffaut.

A 74 ans, la comédienne reste dans la mémoire collective associée à de grands films hollywoodiens, tel que "Bullit" de Peter Yates (1969) où elle partage l'affiche avec Steve McQueen.

En France, elle est l'égérie de François Truffraut dans le grand classique "La Nuit américaine" (1973). Elle est aussi choisie par Claude Chabrol pour un rôle de grande bourgeoise dans "La Cérémonie" (1995) ou plus récemment par François Ozon dans "L'Amant double" (2017).


Hommages

Le festival rendra aussi hommage au cinéma luxembourgeois. Une occasion rare de découvrir une cinématographie peu médiatique.

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Romain Sazy

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