Gilets jaunes à Matignon : le Charentais Jason Herbert claque la porte

Jason Herbert, après avoir quitté le rendez-vous à Matignon, ce vendredi 30 novembre. / © Philippe Lopez / AFP
Jason Herbert, après avoir quitté le rendez-vous à Matignon, ce vendredi 30 novembre. / © Philippe Lopez / AFP

Représentant désigné mais contesté des Gilets Jaunes, le Charentais Jason Herbert s'est présenté à Matignon. Il en est reparti au bout de quelques minutes à peine après avoir, assure-t-il, refusé un nouveau rendez-vous à Angoulême.

Par EG + AFP

La rencontre à Matignon a tourné court. 

Le Charentais Jason  Herbert s'est présenté ce vendredi au rendez-vous prévu entre Édouard Philippe et des représentants du mouvement des Gilets Jaunes ; mais il en est très vite reparti regrettant que la réunion ne soit pas filmée et diffusée en direct.

"Je souhaitais et j'ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé", a-t-il déclaré à la presse. 

Pour ne trahir personne, je n'ai pas voulu engager de discussion (...) Cet échange concerne tout le monde 

"Potentielle rencontre à Angoulême"

Jason Herbert a également expliqué qu'Édouard Philippe lui avait proposé de fixer un autre rendez-vous la semaine prochaine.
"Il m'a fait part d'une potentielle rencontre à Angoulême"

Je n'a pas répondu à cette demande car je considère que ce sont les 65 millions de Français qui doivent avoir cet échange

Jason Herbert explique pourquoi il n'a pas poursuivi le rendez-vous fixé à Matignon
Et de poursuivre "puisque que ce n'est pas possible, si il y a un échange restreint, il faut qu'il soit diffusé par les chaînes de télévision."

Jason Herbert est l'un des huit représentants désignés ; mais sa désignation est contestée. L'ancien journaliste affirme d'ailleurs que la "délégation" représentative constituée de huit "gilets jaunes" s'est dissoute en raison de menaces de la part d'autres "gilets jaunes". 

"Aujourd'hui, nous ne sommes que deux car nous avons tous reçu d'énormes pressions, des menaces d'agressions verbales et physiques. Notre vie est en jeu", explique-t-il sur Franceinfo



 

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