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Saintes : des plongeurs à la recherche de vestiges romains

Une équipe de plongeurs pourrait mettre au jour des trésors d'archéologie immergés dans la Charente. Notre reporter, Stéphane Bourin, plongera bientôt avec eux pour filmer cette recherche exceptionnelle.
Des vestiges romains pourraient se trouver aux abords de l'arc de Germanicus, sur la rive droite de la Charente.
Des vestiges romains pourraient se trouver aux abords de l'arc de Germanicus, sur la rive droite de la Charente. © Thomas Pusch (CC-BY)
D'étranges archéologues se sont donné rendez-vous à Saintes. Ces équipes de plongeurs de l'Inrap (l'Institut de recherches archéologiques préventives) procèdent à un "diagnostic archéologique" dans les eaux de la Charente jusqu'au 27 novembre. Leurs recherches doivent être entreprises avant la réalisation d'un projet d'aménagement d'un appontement pour une péniche-restaurant près de la place Bassompierre.

La zone de 760 m2 a un "fort potentiel archéologique", selon l'Inrap. Ici même, il y a près de deux mille ans, un important axe routier reliait Lyon, – capitale des Gaules – à Saintes – capitale de la Gaule Aquitaine. L'arc de Germanicus marquait alors l'entrée de la cité antique de Médiolanum Santonum (Saintes), implantée sur la rive gauche. De récentes découvertes sur la rive droite du fleuve laisseraient entendre qu'existait un "vaste secteur artisanal et portuaire romain". Une part de ses vestiges pourrait être immergée, conclut l'Inrap.

La tâche des plongeurs pourrait s'avérer difficile car la visibilité dans le fleuve est extrêmement réduite. Les archéologues auront à pomper une sorte de fange pour mettre au jour les vestiges. Mais les Saintais ne pourront pas admirer leur travail : "un périmètre de sécurité est installé autour de la zone d’intervention, dont l’accès est formellement interdit au public", précise l'Inrap.
Qu'est-ce que l'archéologie préventive ?
L'archéologie préventive consiste en la découverte et la protection de sites "susceptibles d'être détruits par des travaux d'aménagements publics ou privés", explique le ministère de la Culture. Avec plus de 2000 chercheurs et collaborateurs, l'Inrap est le principal organisme habilité à réaliser des "diagnostics archéologiques".

Après avoir prospecté un terrain, des fouilles peuvent être engagées, "afin de permettre une étude scientifique et l’enregistrement du site avant sa destruction par les travaux. Il peut aussi faire modifier la consistance des travaux ou encore demander sa conservation en totalité".
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