Confinement Jour 2 en Limousin : en immersion avec les gendarmes

Renforcement des effectifs pour les contrôles sur le confinement, mesures-barrières pour prendre les plaintes, déploiement des élèves de l'école de Tulle dans toute la France, les gendarmes en Limousin sont au coeur de la gestion de crise.
Depuis la mise en place des nouvelles règles de confinement, les forces de l'ordre sont mobilisées afin de les faire respecter. La première nuit du mardi 17 au mercredi 18 mars 2020 a été plutôt calme en Haute-Vienne (hormis des gens du voyage ayant du mal à appliquer les règles de confinement ou quelques tensions à Limoges dans le quartier de La Bastide).


 

Mercredi 18 mars l'amende pour non-respect des règles de confinement a été portée à 135 et 375 euros dans un décret paru au journal officiel. Les contrôles observés par notre équipe de reportage à Saint-Junien ont permis de constater que le message sur les déplacements était bien passé : 100% des automobilistes contrôlés avaient leur attestation avec eux.
 
Confinement Jour 2 en Limousin : en immersion avec les gendarmes


Des précautions aussi parmi les forces de l'ordre


Les mesures étant amenées à durer, des gendarmes mobiles et des réservistes sont attendus pour leur prêter main-forte, notamment pour surveiller certains commerces sensibles comme les pharmacies qui doivent recevoir leurs stocks de masques.

Les gendarmes eux-mêmes s'appliquent des mesures-barrières, comme nous l'explique l'adjudant Laurent Jourde, chargé de l'accueil à la brigade de Saint-Junien : on ne laisse entrer les gens que si c'est absolument nécessaire, on a des masques pour ceux qui toussent, pour les gendarmes qui cotoient du public douteux comme pour les gardés-à-vue. Si un gendarme tousse, il sait qu'il ne doit pas revenir au travail. Pour éviter la contamination, les binômes sont toujours les mêmes.


Pour ce qui est du "moral des troupes", ils se disent aujourd'hui "aguerris et résilients", après avoir enchaîné des périodes sensibles comme les attentats de 2015 ou les gilets jaunes.



Les gendarmes se font le relais des consignes auprès des citoyens. En Creuse, la gendarmerie répond aux questions via sa page facebook et fournit même les documents à télécharger comme l'attestation employeur :

 
 

L'école nationale de gendarmerie de Tulle en renfort dans toute la France

 

Joint au téléphone ce mercredi 18 mars 2020, le Colonel Thierry Bourret qui dirige l'école nationale de gendarmerie de Tulle explique : on a plus de 900 élèves gendarmes qui sont en cours de déploiement sur l'ensemble de la France. Les premiers sont partis hier soir vers la région PACA. Les départs vont s'échelonner rapidement et d'ici demain soir, il n'y aura plus beaucoup de monde dans l'école.






"Leur rôle va être de renforcer toutes les unités de terrain, veiller au respect du confinement, lutter contre de nouvelles formes de délinquance (émeutes dans les supermarchés, abus de confiance sur des ventes de faux masques ou de faux gels hydroalcooliques...). Ceux qui étaient en fin de formation seront affectés, avec une place en caserne, les autres vont être en suraffectation près de chez eux, comme ça ils pourront dormir à leur domicile".


En Corrèze, la Préfecture a confirmé mercredi 18 mars qu'un élève gendarme rentrant de Valdemoro en Espagne était atteint du Covid-19 et confiné en école de gendarmerie de Tulle. La semaine précédente, 120 élèves avaient été rapatriés d'Espagne. Ils effectuaient un stage dans un collège militaire de la Guardia Civile où deux cas de coronavirus ont été détectés.

 
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