Confinement : des maires du Sud-Ouest plaident pour les commerces dans une lettre au Premier Ministre

De plus en plus de voix s'élèvent contre la décision du gouvernement de fermer les commerces pendant la durée du confinement. Samedi 31 octobre, plus de cinquante maires français ont écrit une lettre au Premier Ministre pour défendre leur cause.
Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, fait partie de la cinquantaine de maires signataires de la lettre au Premier Ministre.
Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, fait partie de la cinquantaine de maires signataires de la lettre au Premier Ministre. © AFP/P.Lopez
Pau, la Rochelle, Bordeaux, Poitiers... les élus de nombreuses communes du Sud-Ouest se mobilisent. Depuis la fermeture annoncée des commerces non-alimentaires pendant la période de confinement, des voix s'élèvent de toute part pour dénoncer une injustice. 

Mobilisation des maires

En effet, de nombreux commerces critiquent cette décision du gouvernement qui favorise les grandes surfaces et les plateformes de e-commerce. Au fil des jours, plusieurs maires de Nouvelle-Aquitaine sont allés à l'encontre de cette décision en signant des arrêtés autorisant l'ouverture des commerces non-alimentaires. 
 


Rétablir l'équité

Samedi 31 octobre, une cinquantaine d'entre eux ont donc décidé de signer une lettre commune envoyée au Premier Ministre pour défendre leurs commerçants. Parmi eux François Bayrou maire de Pau, Émile Roger-Lombertie maire de Limoges, ou Pierre Hurmic maire de Bordeaux. 
 

[Agir pour le commerce local] Nous, maires de grandes villes ou présidents d'agglomérations, avons écrit ce soir au...

Publiée par Pierre Hurmic sur Samedi 31 octobre 2020

Ils demandent à Jean Castex de modifier sa décision afin qu'elle soit plus équitable :
 

"Nous vous demandons de travailler rapidement à une solution permettant de prendre en considération cette demande légitime d'équité de traitement."


Le gouvernement avait déjà demandé aux grandes surfaces et à la FNAC de fermer leur rayon culture pour soulager les librairies indépendantes. Reste à voir s'il fera un geste pour les autres commerces non-alimentaires. 
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