Coronavirus : comment les centres animaliers du Limousin s'adaptent-ils à l'épidémie ?

Les zoos, aquariums et autres animaleries du Limousin doivent s'organiser pour continuer à veiller sur leurs bêtes tout en respectant les mesures sanitaires liées au Coronavirus. Une organisation parfois difficile à trouver.

© Florence Verheyen
Pas de télétravail lorsque l’on gère une animalerie. À Brive, les portes de l’Animalis sont encore ouvertes. Les animaux sont bien là, l’équipe s’en occupe toujours, mais plus question de les vendre. 

L’activité du magasin se limite à la vente de produits d’hygiène et d’alimentation. Dès l'entrée du gel hydroalcolique est à la dispoition des clients. Arrivé en caisse, comme dans beaucoup de magasins, seule la carte bleue est acceptée.
 

Des poissons en quarantaine 


À Limoges, les équipes de l’Aquarium du Limousin se  préparaient aux restrictions liées au virus bien avant l'annonce du confinement. Gants, masques, planning rigoureux et surtout aucun contact direct avec l’extérieur ont été mis en place dès le début de l'épidémie.

Les salariés sont les seuls à pouvoir rentrer dans les locaux et ne peuvent pas se croiser. Ils s'occupent de l'entretien des bassins et des poissons mais aussi de la réception des colis d'approvisionnement, déposés devant les portes de l'aquarium. 
 

Rien ne sort ou ne rentre sans être désinfecté. On a mis le site lui-même en quarantaine.


Le directeur de l’aquarium, David Branthome, explique que tout a été prévu pour une quarantaine qui durerait jusqu’au 30 juin. Il espère que tout cela se réglera bien avant, mais se tient près. 

Pour le moment, ces fournisseurs continuent de l’approvisionner, mais il a déjà prévu des solutions alternatives, comme le recours à la nourriture humaine, en cas de problème d’approvisionnement. 
 

Une crise fatale pour le secteur ? 


À Thauron, Mme Verheyen est plus inquiète pour l’avenir de son parc. Avec une cinquantaine de bisons à nourrir, l’élevage creusois tire près de la moitié de ses revenus du tourisme. L’autre moitié de la vente de viande. Autant dire que la trésorerie est à la peine en ce moment.  
 

Normalement, on peut tenir jusqu’en juin. Après, on sera un peu pris à la gorge.


D’autant qu’il faut encore débourser pour acheter des minéraux bio pour le troupeau, et du carburant pour pouvoir entretenir sur les 70 hectares de terrain. La saison, qui s’annonçait pourtant fructueuse, va être difficile à boucler cette année. 
 
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