Le personnel de l'hôpital de Brive de nouveau sous tension

Après un afflux de patients ce week-end, au centre hospitalier de Brive, liés au Covid-19 et à la période hivernale, le niveau 2 du plan blanc a été activé. La déprogrammation d'interventions est à l'étude. Les syndicats s'inquiètent pour le personnel.

Le début de la période hivernale est toujours synonyme d'une plus forte affluence pour les hôpitaux. En cette fin novembre, l'épidémie de Covid-19 qui repart bien à la hausse en Limousin n'arrange rien.

Samedi 20 novembre, 130 personnes ont débarqué aux urgences du Centre hospitalier de Brive. Soit à 40 patients de plus qu'un samedi ordinaire selon la direction.

Cette dernière a donc décidé d'activer le niveau 2 du plan blanc. Ce plan permet notamment la déprogrammation des opérations chirurgicales non urgentes, le rappel du personnel volontaire soignant et administratif pour déployer des capacités supplémentaires de prise en charge. Il avait déjà été déclenché sur tout le territoire en mars 2020 puis en août dernier en Nouvelle-Aquitaine.

Il faut s'organiser au mieux, à la fois pour accueillir au mieux les patients et pour préserver l'ensemble du personnel au service des patients.

Jean-Baptiste Dehaine, directeur adjoint CH de Brive.

Le directeur adjoint reconnaît que "le personnel est déjà bien fatigué après une crise sanitaire qui dure". Ce mardi 23 novembre, le taux d'incidence reste à 151 personnes touchées pour 100 000, en Corrèze, en-dessous de la moyenne régionale de 191. Trente-huit personnes sont hospitalisées dans le département, toutes à Brive. Le chiffre a brusquement doublé la semaine dernière.   

Manque d'agents

Les syndicats CFDT et FO s'inquiètent de cette situation et continuent de tirer la sonnette d'alarme sur le manque de bras pour faire face à l'afflux de patients.

Le plan blanc change rien par rapport à la situation qui est catastrophique. Le plan permet de rappeler du monde. La direction se protège car elle n'a pas de moyens.

Célia Legeard, secrétaire FO santé 19.

Selon FO, "avec le Covid, la fin d'année va être très compliquée. Il manque près de 80 agents (sur 1172) dans tous les services et la seule issue est la fermeture de lits. Mais quand on ferme des lits, on ne rentre pas d'argent. Le serpent se mord la queue".

Concernant les déprogrammations d'interventions chirurgicales non urgentes, les agents et les patients en sauront plus vendredi. Des discussions sont toujours en cours entre les chefs de service.

Par le passé, le plan blanc a été déclenché à l'occasion d'épidémies de grippe en 2017 au niveau national, de gastro-entérite en 2005 sur 6 départements et de la canicule en 2003. 

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