"Pour nous, c'est un temps assez idéal" Malgré le gel et la pluie, les fraises arrivent en avance sur les étals

La 31ᵉ édition de la fête de la fraise se prépare à Beaulieu-sur-Dordogne en Corrèze. Cet évènement incontournable permet de mettre en avant les producteurs de la région. En dépit de la météo maussade, les fruits sont bien au rendez-vous, mais la qualité sera-t-elle au rendez-vous cette année sur leurs étals ?

"Elles attendent le soleil, ça c'est sûr, pour être plus sucrées encore. Mais il y a un bon début, un bon potentiel de production malgré le gel que j'ai eu sur les fleurs". Sur son exploitation jeune de trois ans, Camille Devineau cultive des fraises en pleine terre, en agriculture biologique.

Cette année, il y a eu le gel, mais aussi la pluie. Pourtant, la productrice a dix jours d’avance sur son programme de l'année dernière : "Une fraise en plein champ comme ça, elle ne va pas donner avant mi-avril, voire l'année dernière, j'avais récolté mes premières fraises au 8 mai" , explique la productrice. "Alors qu'en hors-sol ou en serre, elles vont être beaucoup plus précoces".

Un temps idéal sous les serres

Chez Thierry Massalve, qui cultive sous serre, la récolte de fraises a effectivement commencé il y a un mois. Et ce début de printemps maussade semble bien convenir à ses cultures : "Pour nous, c'est un temps assez idéal, du fait qu'on n'a pas de gros pics de températures brutaux. On a donc une maturité qui se fait assez calmement" constate-t-il.

Le 12 mai à la fête de la fraise de Beaulieu, Thierry Massalve compte écouler 300 kilos de fraises. Un évènement qui occupe toute son attention : "Il faut anticiper la fête, savoir un peu les volumes qu'on aura à disposition, comment va se passer la récolte jusqu'au jour de la fête. On ne veut pas décevoir

Deux tonnes pour la fête

Charlotte, mara des bois, gariguette, ou mariguette, deux tonnes de fraise devraient être vendues aux 15 000 visiteurs attendus à cette fête de la fraise. Six fraisiculteurs Corréziens y proposeront leur production. Ce sera la deuxième participation de la jeune cultivatrice Camille Devineau. Elle compte quand même sur un peu de soleil pour que ses fraises soient bien mûres à temps.

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