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Laurent Koscielny et les Bleus : retraite et rare honnêteté !

Laurent Koscielny en Bleu, une image que l'on ne verra plus. / © Quentin Reix/ PHOTOPQR/ECHO REPUBLICAIN/MAXPPP
Laurent Koscielny en Bleu, une image que l'on ne verra plus. / © Quentin Reix/ PHOTOPQR/ECHO REPUBLICAIN/MAXPPP

Le corrézien Laurent Koscielny a annoncé, dans une interview donné à Canal +, sa retraite internationale. Il est également revenu sur ses sentiments lors de la Coupe du Monde, avec une honnêteté taclant la langue de bois habituelle du milieu sportif.
 

Par Jean-Martial Jonquard

La vie en Bleu de Laurent Koscielny s’est arrêtée alors qu’il jouait en noir, avec son équipe d’Arsenal, un soir de mai 2018, en demi-finale retour de Ligue Europa, face à l’Atlético Madrid. Seul, dans le rond central, après à peine neuf minutes de jeu, le corrézien s’effondre.  Très vite, le pire est confirmé : rupture du tendon d’achille. Alors qu’il est titulaire en défense centrale française, il doit dire adieu à la Coupe du Monde, qui débute dans un mois.

Laurent Koscielny, à l’issue de l’Euro 2016 en France (perdu en final face au Portugal), avait déjà laissé entendre qu’il envisageait sa fin de carrière internationale après la Coupe du Monde 2018. Et son annonce, dans une interview diffusée ce dimanche dans le Canal Football Club de nos confrères de Canal + n’a donc rien de surprenante.

Mais lors de cette interview, Laurent Koscielny est allé plus loin. Beaucoup plus loin. Avec une honnêteté et un courage rare à ce niveau. Et c’est peu dire que ses propos ont déclenché un buzz énorme !

Très ému, avec des larmes non retenues, il a déclaré « La blessure a été dure à encaisser, la suite a été encore plus dure, puisqu’ils ont gagné la Coupe du Monde ». Il a dit avoir vécu « un sentiment étrange» pendant la compétition. «Je voulais qu'ils se qualifient, et en même temps je voulais qu'ils perdent. C'est un côté égoïste, c'est la vie. C'est comme ça... Certains vont dire : "Comment ça, il voulait que l'équipe de France perde ?" mais c'était mon sentiment à ce moment. (...) Je pense que la victoire des Bleus m'a fait beaucoup plus de mal psychologiquement que la blessure.».

Il a également évoqué sa déception, face à un manque de soutien, ressenti par lui, de la part du coach français, Didier Deschamps, mais pas que.

Les médias s’emparent de ces déclarations et relaient en boucle, les réseaux sociaux s’enflamment…

Au-delà de ce que chacun peut penser de ces déclarations, et en se rappelant que Laurent Koscielny lui-même a admis leur côté égoïste… Ses paroles sont rares et courageuses !

Dans un milieu (mais est-ce le seul ?) sportif où la langue de bois, la parole lénifiante et le message creux et convenu sont règles, roi et reines, il y a quelque chose de sain, d’humain, dans la réaction de Koscielny. À rien ou presque, il rate une Coupe du Monde, c’est déjà rageant. Mais son équipe, dont il était titulaire la remporte ! Le Graal est juste devant, mais à jamais inaccessible ! Qui ne réagirait pas comme lui ? Qui ne vivrait pas avec (certes une vie confortable) mais un regret éternel ?

À l’heure où les Bleus de 2018 atteignaient le toit du monde, on célébrait les 20 ans de ceux de 98. Et les écartés des 23 de la liste d’Aimé Jacquet ont eux aussi exprimé peu ou prou la même chose. Avec peut-être moins de franchise, de sincérité, de « cash ». Mais la même ! Et cela rend l’interview de Laurent Koscielny encore plus touchante.
 

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