Un Corrézien en panne de centre de dialyse pour ses vacances en Occitanie

Un Corrézien de 65 ans, insuffisant rénal, avait pour habitude de partir en vacances en famille dans l’Aude où il pouvait poursuivre ses séances de dialyse. Mais cette année pas de places dans les centres du secteur en partie à cause de l'épidémie.  

 

Yves Larue souffre d'insuffisance rénale et doit subir des séances de dialyse.
Yves Larue souffre d'insuffisance rénale et doit subir des séances de dialyse. © FTV
Après deux mois de confinement bien respecté, Yves Larue, un Corrézien atteint d’insuffisance rénale depuis cinq ans, avait envie d’évasion comme chaque année l’été. Depuis six ans, cet habitant de Naves part deux semaines avec son épouse, ses enfants et petits-enfants dans l’Aude à Port-Leucate.

Mais ce Corrézien doit subir tous les deux jours, en milieu hospitalier, à Brive, une séance de dialyse pendant quatre heures. Cela consiste à filtrer grâce à une machine le sang des patients dont les reins ne fonctionnent plus correctement. Jusqu’à l’année dernière, il pouvait se rendre dans un centre près de son lieu de villégiature. Mais cette année, pas de place dans les six établissements les plus proches en Occitanie. 

 
Un Corrézien en panne de centre de dialyse pour ses vacances en Occitanie


"Je pense à lui et à tous les dialysés" indique Martine, son épouse. "Plein de gens dans son cas veulent partir en vacances et on leur dit : restez chez vous."

Problème récurrent


Le cas d’Yves n’est pas unique selon l’association France Rein qui donne le chiffre de 47 000 personnes dialysées actuellement en France dont plus de 300 en Limousin. L’épidémie a compliqué la prise en charge des patients. 

"Les contraintes sanitaires sont déjà lourdes dans les centres et renforcées à cause du Coronavirus" indique Madeleine Duchâteau, présidente de France rein Limousin.
"Les centres ont donc dû faire des choix pour l'accueil de vacanciers" ajoute-t-elle. Mais le problème de places l’été surtout en bord de mer est récurrent selon l'association : "C’est une réalité organisationnelle", dénonce Gérard Ducourtieux, trésorier de France Rein Haute-Vienne. "La politique de soins est limitée, en deçà  de ce qui est nécessaire pour une prise en charge correcte." L'association indique sur son site quelles sont les démarches pour poursuivre les séances pendant des déplacements. 

Yves et son épouse n’acceptent pas leur sort. Ils ont décidé de partir comme prévu à Port-Leucate et de revenir tous les deux jours à Brive pour la dialyse, soit quatre heures de route aller. Des malades insuffisants rénaux sont chaque année un peu plus nombreux à cause de l'augmentation de cas de diabète ou de maladies cardiaques.  


 
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