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Troisième jour d'audience au procès Séréna, le “bébé du coffre” : les témoins puis l'accusée

Arrivée de Maria Rosa Da Cruz, la mère de Séréna arrivant dans la salle d'audience du palais de justice de Tulle (Corrèze) le 14 novembre 2018. Elle est poursuivi pour violences suivies de mutilation ou infirmité permanente sur mineur de quinze ans par ascendant. / © France 3 Limousin
Arrivée de Maria Rosa Da Cruz, la mère de Séréna arrivant dans la salle d'audience du palais de justice de Tulle (Corrèze) le 14 novembre 2018. Elle est poursuivi pour violences suivies de mutilation ou infirmité permanente sur mineur de quinze ans par ascendant. / © France 3 Limousin

Mercredi 14 novembre 2018, c'est le 3e jour d'audience au procès Séréna aux Assises de la Corrèze. La matinée est consacrée à la suite de l'audition des témoins, puis viendra l'interrogatoire de l'accusée, Maria Rosa Da Cruz, la mère de ce bébé retrouvé dans le coffre d'une voiture en 2013.

Par Hélène Abalo

Le procès de l'affaire du "bébé du coffre" se poursuit devant la cour d'Assises de la Corrèze à Tulle. C'est, en ce mercredi 14 novembre 2018, le troisième jour d'audience. À la barre ce matin, des témoins, dont une nièce de Maria Rosa Da Cruz, la mère de Séréna. 
Hier, mardi, la défense a tenté de mettre en avant les qualités de l'accusée, insisté sur le fait que c'était une bonne mère. Un argument reprit ce matin par la nièce de Maria Rosa Da Cruz. En larmes, elle est questionnée sur son émotion. 
 



"Pourquoi pleurez-vous ?"demande le président. "Je pense à tous les petits à tous les cousins, savoir ce que risque ma tante ça me fait pleurer."
Le président : "Et Serena ? Car depuis hier j’ai l’impression qu’on occulte les handicaps très lourds de Séréna et c’est probablement dans ce dossier ce qu’il y a de plus triste. Et pourtant j’ai l’impression qu’il y a de la solidarité dans votre clan et que ça occulte Séréna". La nièce se reprenant : "Non quand je parle des petits je pense aussi à Séréna."

Interrogée sur la personnalité de l'accusée, la réponse fait écho à l'audience d'hier : "Ma tante c’est une très bonne mère."
 
 

L'enfant invisible

La nièce de Maria Rosa Da Cruz poursuit : "Je n’étais pas au courant d’un 4e enfant, je n’ai jamais eu le moindre soupçon. Je ne l’ai jamais vu prendre soin d’elle".
C'est alors que maître Marie Grimaud, avocate de l'association « Innocence en danger »  prend la parole : "Je suis gênée par la pauvreté du vocabulaire de l’émotion dans votre famille. On ne peut pas arriver à la fin de ce procès avec seulement ´c’est une bonne mère’."  
Dans le box, la mère de Séréna écoute la suite, roulée en boule sur elle-même, le visage éternellement caché dans les mains. 
L'interrogatoire de sa nièce se poursuit. "Oui, Rosa aimerait voir Séréna, c'est les liens du sang. Oui elle souffre. Je ne l'ai jamais vue pleurer mais elle est très pudique. Je l'aime." L'accusée tamponne ses yeux avec un mouchoir. 
 
 

L’audition des voisins proches

Dans le petit hameau où résidait Maria Rosa Da Cruz, les voisins n’avaient rien à reprocher à la famille : « C’est des gens très gentils », déclare une voisine.
Elle poursuit : « La voiture était souvent garée le long du petit muret. Une couverture recouvrait toujours l’arrière ». Le voisinage n’a pas compris qu’un enfant était en danger.
La voisine explique qu’en août 2013, le père de Serena a nettoyé le coffre du véhicule, toutes portes ouvertes. Le président note : « C’est inquiétant, car l’état du coffre était épouvantable quand on a découvert Serena 2 mois plus tard ».
La voisine poursuit : « C’était un couple normal, mais on avait l’impression qu’ils faisaient les choses chacun de leur côté »

Parmi les témoins, Frédéric Mas, voisin de l'accusée : 
 


L'audience des témoins se poursuit. L'après-midi sera consacré à l'audition de l'accusée. 

 

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