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Edouard Philippe à Felletin : 3 questions sur le Plan Particulier pour la Creuse

Signature du Plan Particulier pour la Creuse par le Premier ministre, le 5 avril 2019. / © F3 Limousin / Christophe Bodin
Signature du Plan Particulier pour la Creuse par le Premier ministre, le 5 avril 2019. / © F3 Limousin / Christophe Bodin

Le Premier ministre veut en faire un modèle : le plan de revitalisation de la Creuse a été présenté vendredi 5 avril à Felletin. Parmi les projets qu'il comporte, la création d'une filière autour du cannabis thérapeutique, que l'Etat s'engage à accompagner.

Par RD

Le Premier ministre, Edouard Philippe, est en déplacement dans la Creuse vendredi 5 avril. Il s’est rendu à Felletin accompagné de la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault. Le président de la région, Alain Rousset, et le député LREM Jean-Baptiste Moreau sont eux aussi de la partie.

Au programme : la présentation et la signature du Plan Particulier pour la Creuse (PPC)
 

Qu’est-ce que ce plan ?


Le PPC a été lancé en octobre 2017 par Emmanuel Macron, à l’issue d’une réunion entre le président et des élus creusois dont Jean-Baptiste Moreau. Cette réunion faisait elle-même suite à une visite présidentielle en Corrèze, lors de laquelle des élus creusois et des ouvriers de GM&S venus à la rencontre du chef de l'Etat avaient été reçus à coup de gaz lacrymogène.

L'objectif est de faire de la Creuse un territoire pilote, moteur de l’innovation dans la ruralité.

Les élus locaux ont donc été chargés de faire remonter des propositions innovantes, pour revitaliser le département.

"Dans quelques années il sera vu comme un modèle", a déclaré vendredi Edouard Philippe à propos du PPC, doté de 80 millions d’euros. "Peut-être pourrons nous dire un jour que tout a commencé dans la Creuse", a-t-il dit.
 


Quelles sont ses priorités ?


Il y en a deux. La première consiste à créer de l’emploi, ramener de l’activité sur le territoire. Une nécessité, dans un contexte économique local difficile. Les 157 licenciements à l’ancienne usine GM&S, devenue La Souterraine Industrie, en témoignent. Les activités dites de niche sont notamment appelées à être développées, voire créées : la domotique et les technologiques liées aux drones par exemple, ou encore les biotechnologies, la transformation et valorisation du bois.

L’autre priorité est d’améliorer l’accessibilité du département. Tant sur le plan de la mobilité et des transports que sur celui du numérique. Améliorer l’accessibilité, c’est en effet améliorer l’attractivité, pour les investisseurs, les habitants ou les touristes.
 

Quels projets concrets ?


Au total, il y a 118 projets dans le cadre du PPC, a expliqué Edouard Philippe. Ils visent entre autres à faire de Guéret une capitale du sport et des loisirs de nature ; à développer les savoirs et les savoir-faire autour des tapis et tapisseries d’Aubusson ; à donner au Lycée des métiers du bâtiment de Felletin le label "Campus d’excellence-cité de bâtisseurs" ; à déployer la télémédecine.
 

Plus de 46 millions d'€ pour le lycée des Métiers et du Bâtiment 

Le président de région Alain Rousset a annoncé une belle enveloppe de 46,4 millions d'€ pour le lycée des Métiers du Bâtiment de Felletin ce vendredi 5 avril. Une coquette somme afin que l'établissement devienne un "Campus d'excellence". Concrètement, après réfection des bâtiments, les investissements porteront sur la rénovation patrimoniale, l'éco-construction, le numérique et la transition énergétique. Une belle opportunité pour ce lycée, véritable poumon économique de Felletin, dont les effectifs étaient en baisse depuis 10 ans (850 élèves en 2008, 470 en 2017) et qui aurait pu fermer ses portes.

A propos de médecine justement, l’Etat s’est engagé à accompagner la création et le développement d’une filière autour du cannabis thérapeutique, comme le demandaient des élus creusois à commencer par Eric Correia, président de l’agglomération du Grand Guéret. Le Premier ministre a néanmoins précisé qu’il faudra certainement franchir beaucoup d’obstacles avant de voir ce projet aboutir.
 

 
Edouard Philippe dans la Creuse pour signer un plan de revitalisation

 

Un modèle pour sortir du grand débat ?

"Il y a quelque chose d'extrêmement prometteur dans la méthode mise en oeuvre ici et dans le résultat auquel nous sommes parvenus. Peut-être d'ailleurs faudra-t-il s'inspirer de cette méthode dans le cadre de la sortie du grand débat", a estimé le Premier ministre, au sujet à la concertation mise en place pour répondre à la crise des "gilets jaunes". "Car en laissant aux partenaires locaux le soin d'identifier les projets auxquels ils tiennent véritablement et en faisant en sorte d'en accompagner la définition et le développement, l'Etat remplit son rôle, celui d'un partenaire, éventuellement d'un accélérateur de développement, et pas celui (d'une institution) qui dicterait ses priorités depuis Paris."

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