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Creuse : l’ancien secrétaire d’Etat socialiste Georges Sarre est mort

Georges Sarre en 2008 / © IP3 PRESS/MAXPPP
Georges Sarre en 2008 / © IP3 PRESS/MAXPPP

Ancien secrétaire d’Etat, père du permis à point notamment, Georges Sarre, figure de la gauche parisienne née dans la Creuse, est mort jeudi 31 janvier à l’âge de 83 ans.
 

Par RD avec AFP

Georges Sarre, ancien secrétaire d'Etat socialiste de François Mitterrand, est mort jeudi 31 janvier à l’âge de 83 ans. Figure de la gauche parisienne, il était né dans la Creuse, le 26 novembre 1935 à Chénérailles.

Petit-fils d'instituteur et fils de fonctionnaire, c’est par le syndicalisme qu’il avait commencé son action militante, au sein de Force Ouvrière, débutant sa carrière professionnelle dans l'administration des Postes et Télécommunications.
           
Dès 1966, il participe avec Jean-Pierre Chevènement à la création du CERES (Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste), l'aile gauche du PS, qui avait permis en 1971 à François Mitterrand de prendre la tête du Parti socialiste.
 

Permis à point


En 1973, sa candidature aux législatives en Haute-Vienne face à la communiste Ellen Constans se solde par un échec. Il est revanche élu député de Paris de 1981 à 1986, en 1988, puis de nouveau de 1993 à 2002, et maire du 11e arrondissement de 1995 à 2008, ainsi que député européen de 1979 à 1981.

En 1988, il entre dans le premier gouvernement de Michel Rocard comme secrétaire d'État chargé des Transports routiers et fluviaux, poste qu'il occupe jusqu'aux législatives de 1993. Il faisait de la sécurité routière son cheval de bataille : il a notamment fait voter le permis de conduire à points, entré en application en 1992.

En 1993, Georges Sarre quitte le PS, qu'il estime alors "sclérosé" et dont il dénonce la dérive libérale, pour rejoindre le Mouvement des Citoyens de M. Chevènement, qu'il présidera en 2001.

En 2007, il se présente chez lui, dans la Creuse, pour être élu député, mais échoue. Retour à Paris donc, où le Creusois devient adjoint du maire Bertrand Delanoë de 2008 à 2010.

"Je ressens une peine immense après le décès de ce compagnon de combat depuis notre prime jeunesse", a déclaré Jean-Pierre Chevènement, qui a annoncé le décès de Georges Sarre à l’AFP.
 

 

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