Fin d'une table de renom en Creuse. Faute de repreneur, Stéphane Villetorte va fermer définitivement les portes de son restaurant

La Creuse va perdre l'une de ses bonnes tables. À la Chapelle Taillefert, Stéphane Villetorte va fermer définitivement les portes de son restaurant le 31 mai prochain. Aucun repreneur ne s'est présenté. Dans ce département, il n'est pas le seul chef réputé à rendre son tablier.

Stéphane Villetorte peaufine ses derniers petits plats. Dans moins d’une semaine, le chef de l’Influence à La Chapelle Taillefert va définitivement lâcher ses fourneaux. Les gourmets creusois vont perdre l’une de leurs meilleures tables.

"Ça fait treize ans qu'on est dans le guide Michelin quand même. On est au Collège Culinaire de France. Je suis aux Toques Blanches, complète Stéphane Villetorte, chef Toque Blanche du Limousin. Le but, c'est que je me fasse plaisir. Le jeu est là aussi, c'est de se faire plaisir dans son boulot et de faire plaisir à ses clients. Je pense qu'on n'a pas trop mal réussi."

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La Creuse va perdre l'une de ses bonnes tables. À la Chapelle Taillefert, Stéphane Villetorte va fermer définitivement les portes de son restaurant le 31 mai prochain. Aucun repreneur ne s'est présenté. Intervenants : Stéphane Villetorte, chef Toque Blanche du Limousin - Stéphane Nougier, chef et président délégué de l'UMIH 23. Équipe : Marielle Camp, Louis Claveau, Chrystèle Reynard. ©FTV

Une aventure qui s’achève plus tôt que prévu, faute de main-d’œuvre, et notamment de cuisinier. En dépit de conditions de travail et de rémunération bien meilleures qu’autrefois, impossible d’en trouver un.

Un chef criard, les horaires, travailler en coupures... ce global d'images fait que, finalement, ça rebute certains jeunes.

Stéphane Villetorte

chef Toque Blanche du Limousin

Et ce n'est pas la seule table...

Pas de main-d’œuvre, mais pas de repreneur non plus, alors que l’Influence a sa réputation et sa clientèle. Et le cas n’est pas isolé : déjà deux restaurants Toques Blanches ont dû fermer sans être repris. Au moins trois autres cherchent en vain un successeur, notamment à Fursac.

"Je pense que la réflexion, elle doit aussi être faite par nos élus et se poser la question sur l'attractivité et le dynamisme économique de notre territoire, de la Creuse, martèle Stéphane Nougier,
président délégué de l'UMIH 23. On en parle depuis 25, 30 ans. Moi, ça fait trente ans que je suis installé, que j'ai repris la suite de mon père. Je n'ai pas vu d'évolution très positive à ce niveau-là." 

Ajoutez à cela un tassement de la clientèle, bien moins dépensière en temps de crise et aussi plus friande de restauration rapide… En Creuse, la gastronomie de qualité traverse une période pour le moins compliquée.

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