Crise FIBD : la ministre de la Culture va recevoir les éditeurs de BD

Une mauvaise nouvelle pour les organisateurs du FIBD d'Angoulême : les éditeurs de BD seront reçus le 10 mars prochain par Audrey Azoulay, la nouvelle ministre de la Culture. Ils entendent lui demander une "refonte radicale de l'événement. "

C'est un nouveau coup dur pour l'équipe dirigeante du FIBD d'Angoulême. Un récent communiqué de presse des éditeurs de bande dessinée menaçait de boycott le prochain festival d'Angoulême (FIBD) si une "refonte radicale" de l'événement "n'était pas mise en oeuvre dans les meilleurs délais".

Les mêmes éditeurs regroupés au sein du Syndicat national de l'édition (SNE), du Syndicat des éditeurs alternatifs (SEA) seront reçus jeudi 10 mars par Audrey Azoulay, la nouvelle ministre de la Culture afin de lui présenter leurs doléances. "Il n'y a rien de nouveau", tempère Franck Bondoux, qui dirige l'équipe organisatrice du festival. "Je n'assisterai pas à cette réunion et j'attends les suites très sereinement", ajoute-t-il.

Dans le collimateur des éditeurs, la société 9e Art+ dirigée par Franck Bondoux à qui il est reproché une gestion approximative de l'événement, parfois dans des termes très durs. Les connaisseurs du dossier remarquent tout de même que le FIBD bruisse chaque année de différentes rumeurs et que cette nouvelle affaire est le signe d'une volonté d'un certain nombre d'éditeurs de "renforcer leur contrôle sur un événement qui est à la BD ce que Cannes est au cinéma."

Franck Bondoux préfère ne pas commenter outre-mesure cette nouvelle péripétie. Les éditeurs demanderont à la ministre de la Culture la nomination d'un médiateur afin de "mener à bien de toute urgence, cette refondation". Franck Bondoux pourra-t-il résisiter à cette offensive lancée par la majorité de la profession ?  Il affirme en tous cas qu'il n'est pas hostile à une reprise du dialogue dans un dossier dont on ne sait quelle pourrait être l'issue.