Début timide et en comité réduit pour le festival de Confolens

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Écrit par Anastasia Nicolas, avec Margaux Blanloeil et Jérôme Deboeuf

Ce jeudi 12 août marquait le coup d’envoi de la 63ème édition du festival de danses et de musiques du monde. Le groupe « Mes Souliers sont rouges » a ouvert le bal devant un public moins nombreux, mais heureux de renouer avec ce rendez-vous incontournable de Confolens.

Après une année blanche imposée par l’épidémie de Covid-19 en 2020, plus question de faire l’impasse la tenue du festival de Confolens, en Charente. Jeudi 12 août, c’est au groupe "Mes Souliers sont Rouges" qu’a été confiée la lourde tâche de briser le silence radio et d’ouvrir le bal. 

Le groupe normand fête ici ses trente ans de carrière, une belle manière de renouer avec le public. "Ca fait plaisir de voir qu'il y a à la fois un public fidèle, et des organisateurs fidèles", souligne Guillivan, le chanteur du groupe. "C'est un réel plaisr de revenir sur des terres que l'on a foulé il y a une vingtaine d'années".

Les premières notes du groupe retentissent; une bouffée d’air frais. "C’était vital, on ne peut pas imaginer Confolens sans festival", déclare Christine Coursaget, présidente du festival. Cette année, sa volonté aura été de maintenir l’événement "coûte que coûte".

Pas même l’annulation de la venue de Yannick Noah, tête d’affiche, ou encore les restrictions sanitaires ne peuvent entamer son bonheur d’avoir réussi à mettre sur pied la 63ème édition de ce rendez-vous incontournable des danses et des musiques du monde.

Voilure réduite

Fini les milliers de spectateurs déambulant dans les rues de Confolens, et les défilés colorés de danseurs venus d’ailleurs, et parés de leurs plus beaux habits traditionnels, qui donnent le tempo. Du 12 au 15 août, dans la cité médiavale seul le site des Ribières aura sa parenthèse enchantée. "Il nous est demandé d’être sur un lieu unique par rapport à la vérification du pass sanitaire", justifie Christine Coursaget. Pour ceux ne disposant pas du précieux sésame, passage obligé vers un espace dédié à la réalisation de tests.

Sur le site pas de chapiteau, mais un espace réaménagé en plein air, pour permettre aux 5.000 spectateurs en jauge réduite d’apprécier les concerts, en configuration assise. L’ambiance de la traditionnelle place Henri Coursaget est différente des autres éditions. Les débuts sont timides, mais progressivement les spectateurs se laissent emporter par les rythmes endiablés de trois groupes français de musique traditionnelle : Mes Souliers sont Rouges, Soldat Louis, et Wazoo.

"Y'a peut-être pas assez de monde, mais c'est super, c'est un beau festival", témoigne une estivalière profiter du spectacle. "C'est vraiment sympa, y'a une super ambiance", renchérit un jeune homme. 

Une chose en revanche n’a pas changé, l’entrain des bénévoles, toujours aussi nombreux malgré la crise sanitaire. 250 personnes ont décidé de participer à cette aventure humaine. "On se fait des amis, et on a des bons souvenirs de groupes qui sont passés… Y’a pas de raison que l’on ne perdure pas dans notre bénévolat", explique avec le sourire l’un d’entre-deux.

Bénévoles, artistes et public, tous sont heureux de pouvoir célébrer l'ouverture du festival, malgré le contexte.

Voir aussi: Reportage sur la première soirée du festival de Confolens, ainsi que les retrouvailles des bénévoles avec ce rendez-vous estival malgré la crise sanitaire.