Au procès des émeutes de Bressuire, de la prison ferme pour quatre hommes reconnus coupables de violences urbaines

Lundi 6 novembre, quatre personnes ont été présentées au tribunal correctionnel de Niort pour leur participation présumée aux émeutes de juillet dernier, et à des dégradations à Bressuire. Jugés pour une quinzaine d'infractions, ces quatre hommes ont écopé de prison ferme.

Ce lundi soir, les quatre prévenus restent en détention provisoire. Ces hommes, âgés de 20 à 28 ans, ont tous été reconnus coupables d'avoir participé aux dégradations lors de la nuit du 1er au 2 juillet à Bressuire.

Devant le tribunal correctionnel de Niort, trois d'entre eux se sont présentés en récidive, et ont écopé de 15 à 18 mois de prison ferme. L'un d'entre eux avait tenté de se soustraire aux gendarmes au cours de sa garde à vue : sa peine a été alourdie de deux mois supplémentaires. Le quatrième mis en cause est pour sa part condamné à 18 mois de prison dont 10 avec sursis. Ce dernier avait poussé au sol une femme, témoin de la scène, il devra lui verser 1500 euros de dommages et intérêts.

Tous encouraient jusqu'à dix ans d'emprisonnement. Ils devront indemniser les commerces sinistrés.

L'avocat d'un des prévenus nous a confié sa satisfaction à l'issue de l'audience : "Finalement, tout le monde a des peines peu ou prou identiques, quand on prend la globalité du dossier, c'est-à-dire les mineurs et les majeurs, c'est ce qu'il fallait faire à mon avis, puisque ça permet ainsi de dire qu'il n'y avait pas de meneur de ces actions", précise Olivier Martinez. "C'était une bande de jeunes (...) qui ont exprimé ce jour-là et de manière totalement illégale et un peu incompréhensible une colère, et qui ont été pris dans un phénomène de bande comme ils l'ont expliqué au tribunal cet après-midi."

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, au cours d'une nuit d'émeutes suite à la mort de Nahel, ces quatre hommes sont suspectés d'avoir commis une quinzaine de délits. Ils sont soupçonnés d'avoir commis des dégradations et vols par effraction et en réunion et des violences n'ayant pas entraîné d'incapacité.

Cette nuit-là, des bâtiments appartenant à la communauté d'agglomération de Bressuire ont été gravement dégradés, ainsi que neuf commerces dont deux ont été pillés. Une passante a été poussée au sol et frappée, et la gendarmerie de la ville a été visée par des engins incendiaires qui ont causé des dégâts matériels.

Auparavant, deux mineurs avaient également été reconnus coupables. Le premier a écopé de deux ans d'emprisonnement dont douze mois avec sursis, et a été placé en centre éducatif fermé. Le second est placé sous contrôle judiciaire dans l'attente d'une audience de sanction prévue en 2024.