"Il n'y a pas eu de barrage de gendarmerie pour empêcher les secours d'accéder" le responsable des urgences de Niort raconte la journée de samedi à Sainte-Soline

Farnam Faranpour, le chef du pôle des urgences de Niort, affirme que les secours n'ont pas été empêchés d'accéder au site de Sainte-Soline. Il a expliqué la façon dont les choses se sont passées samedi après-midi.

Alors que la polémique a enflé en ce début de semaine, Farnam Faranpour, le chef du pôle urgences de l'hôpital de Niort, a pris la parole. Il affirme que les secours n'ont pas été empêchés par les forces de l'ordre d'accéder au site de Sainte-Soline samedi dernier.

Il n'y a pas eu de barrages de gendarmerie pour empêcher les secours.

Farnam Faranpour

Chef du pôle urgences du Centre Hospitalier de Niort

Il reconnaît en revanche des difficultés pour accéder auprès des blessés les plus graves, notamment aux deux blessés qui sont aujourd'hui encore entre la vie et la mort. "pour ce jeune homme gravement blessé, il y a eu un premier appel aux pompiers qui sont partis, mais la géolocalisation n'a pas permis de trouver le lieu. Donc, nous avons attendu d'autres appels pour préciser le lieu et nous avons finalement envoyé le SMUR de Ruffec qui était le plus proche des lieux" pour cet urgentiste, les retards sont liés à l'événement en lui-même. Et quand l'équipe est arrivée, elle a été arrêtée par des manifestants blessés qui avaient besoin de soins.

Comment les secours interviennent-ils ?

Sur ce type d'événements, les organisateurs prévoient une équipe médicale composée de bénévoles qui portent les premiers soins et prennent en charge les blessés. Il a dans ces équipes d'Infirmiers, des médecins qui appellent les secours si la blessure est trop grave. Mais du côté des secours officiels, il y a des règles à respecter. "On n'envoie pas les équipes au plus près des affrontements" explique Farnam Faranpour. Il existe en effet une zone d'exclusion matérialisée en rouge sur cette image.

Les secours ne peuvent intervenir qu'à l'arrière de cette zone comme figuré sur cette deuxième image.

De plus, Franam Faranpour explique qu'il y a eu samedi des appels malveillants. "on nous a signalé une vingtaine de blessés dans l'église de Sainte-Soline et quand on est arrivé, il n'y avait personne."

Farnam Faranpour explique que des retours d'expérience vont être faits pour améliorer encore l'organisation des secours" on a toujours des choses à améliorer, notamment la répartition avec les hôpitaux proches. À un moment, les urgences de l'hôpital de Poitiers ont reçu 13 patients d'un coup."

Voir notre reportage.

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Les manifestants, les députés et les observateurs présents lors de la manifestation anti-bassines ce samedi 25 mars 2023 ont tous témoignés des difficultés à évacuer les blessés. Pourquoi un tel retard des secours ? Reportage d'Antoine Morel ©France télévisions

On vous propose d'écouter ici les échanges entre le SAMU79 et les observateurs de la LDH (Ligue des Droits de l'Homme).

Ecoutez ici les propos du directeur général de la gendarmerie Christian Rodriguez

Réaction du président de la République, lors de son intervention à Savines-Le-Lac (Hautes-Alpes), à l'occasion des annonces du "plan eau".